imprimer Ajouter à vos favoris envoyer à un ami Ajouter à mes favoris Delicious Partager cet article avec mon réseau profesionnel sur Viadeo linkedin Partager cette page sous Twitter S'abonner au flux RSS de Indices et Cotations

Vers de nouveaux contrats à terme en euros sur le cacao

Le 08 janvier 2015 par Franck Stassi
* Mots clés :  Produits agricoles


Le contrat à terme londonien sur le cacao, référence européenne depuis 1928 et libellé en livres sterling, pourrait être concurrencé par de nouveaux instruments proposés en euros.

 

Le contrat à terme sur le cacao libellé en livres sterling, lancé à Londres en 1928, ne serait plus le seul sur cette place. D’après Reuters et le Financial Times, ICE Futures Europe (filiale de l’américain Intercontinental Exchange) prévoit de lancer en avril prochain un contrat à terme libellé en euros. L’opérateur financier prendrait ainsi les devants en anticipant le lancement d’une offre similaire par son concurrent CME Group, le numéro un mondial du secteur.

 

Cette nouvelle dénomination en euros a pour objectif de répondre aux attentes de l’industrie agroalimentaire. L’Europe est en effet le premier transformateur mondial de cacao et le premier consommateur mondial de chocolat. S’ajoutant aux contrats existants à Londres (place privilégiée par les courtiers physiques) et à New York (qui a les faveurs des fonds spéculatifs), ce nouvel instrument pourrait répondre aux besoins de grands noms de la transformation tels que Barry Callebaut, Olam ou Cargill. "En se basant sur une vaste consultation du marché, nous estimons qu’il y a une demande significative en raison d'une nécessité commerciale pour les contrats de cacao libellés en euros", a expliqué le président directeur général d’ICE Futures Europe, David Peniket.

 

Ces lancements potentiels ne font pas l’objet d’un consensus parmi les acteurs du marché. "La liquidité abondante en livres sterling signifie que les coûts de transaction dans cette monnaie ne sont pas immenses. Personne en dehors de l'industrie européenne ne fait pression pour un contrat en euros", estime pour sa part une source de marché citée par Reuters. D’autres sources font également part de leurs doutes quant à la pertinence de ces nouveautés, qui porteraient à trois le nombre de contrats disponibles en Europe, entre deux marchés de surcroît.

 

Les lancements annoncés de contrats sur le cacao en euros illustrent la perte de terrain de la livre sterling, monnaie historique de référence dans l’univers des matières premières. Jusqu’au début des années 1990, le thé et le café robusta étaient cotés ainsi, à l’instar du contrat sur le cuivre proposé par le London Metal Exchange (LME). "Le rôle de la monnaie britannique a quelque chose d’anachronique", estime toutefois le responsable de la rubrique Commodities du Financial Times, Emiko Terazono. Le poids des activités de transformation dans la zone euro, notamment aux Pays-Bas et en Allemagne, ainsi que le poids de l’Europe en termes de consommation agissent selon lui en faveur d’une telle évolution.


Une question ? nous contacter


À la une
  • A suivre dans l'actualité

    • Métaux non ferreux (1357)
    • Matières premières industrielles (815)
    • Produits agricoles (719)
    • Energie (649)

© L'Usine Nouvelle    - Publicité- Conditions générales d'utilisation - RSS -