imprimer Ajouter à vos favoris envoyer à un ami Ajouter à mes favoris Delicious Partager cet article avec mon réseau profesionnel sur Viadeo linkedin Partager cette page sous Twitter S'abonner au flux RSS de Indices et Cotations

Un nouveau fleuron de l’industrie agroalimentaire britannique part chez l’Oncle Sam

Le 02 juillet 2010 par Pascal Coesnon
Raffinerie londonienne de Tate & Lyle
Raffinerie londonienne de Tate & Lyle

Tate & Lyle se sépare de sa division sucre, qui a fait la fortune et la renommée du groupe.

 

Après le rachat de Cadbury par Kraft en février dernier pour 13 milliards d’euros, c’est au tour du britannique Tate & Lyle de céder à nouveau à un américain, American Sugar Refining (ASR), un des fleurons de l’industrie agroalimentaire de la Couronne. La transaction, d’un montant de 211 millions de livres (258 millions d’euros), comprend la cession des raffineries de canne à sucre basées à Londres et à Lisbonne, ainsi que l’usine londonienne qui fabrique l’emblématique Golden Syrup, et l’ensemble des marques associées. ASR avait déjà acquis North American Sugar, une filiale de Tate & Lyle, en 2001 puis Tate & Lyle Canada en 2007. Surtout, le groupe britannique annonce déjà son l’intention de se séparer du reste de sa division sucre, qui comprend la production de sucre au Vietnam et celle de mélasse.

 

L’ensemble de la division cédée a réalisé un chiffre d’affaires de 689 millions de livres en 2009, pour un résultat net de 14 millions. Tate & Lyle a réalisé par ailleurs un chiffre d’affaires global de 3,5 milliards de livres sur l’exercice 2009-2010 clôturé le 31 mars, pour un résultat net de 19 millions, en chute de 73 % par rapport à l’exercice précédent. Selon Javed Ahmed, le directeur exécutif de Tate & Lyle, la vente servira à alléger sa dette, estimée à 814 millions de livres. Le groupe britannique se concentrera désormais sur des activités plus lucratives telles la production d’ingrédients pour l’industrie agroalimentaires ainsi que d’éthanol. Ces deux activités réalisent déjà les deux tiers des bénéfices de Tate & Lyle. « Le raffinage a vécu une longue et fière histoire au sein de Tate & Lyle, mais nous pensons que les intérêts de cette activité seront mieux défendus au sein d’un groupe dont c’est le cœur de métier », se justifie Javed Ahmed pour se séparer de Golden Syrup, la marque la plus ancienne du Royaume-Uni.

 

De son côté, Luis Fernandez, le vice-président d’ASR, a immédiatement assuré qu’aucun emploi ne serait supprimé. « Il n’y aura aucune perte d’emploi à l’issue de cette transaction. Cela ne se passera pas comme cela s’est passé avec Kraft et Cadbury. Nous sommes fiers d’ajouter cette marque à notre portefeuille. »


Une question ? nous contacter


À la une
© L'Usine Nouvelle    - Publicité- Conditions générales d'utilisation - RSS -