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Un mystérieux insecte s’attaque à la récolte de riz des Philippines

Le 27 janvier 2012 par Pascal Coesnon


D’une espèce encore inconnue, l’insecte pourrait ravager la moitié de la récolte de riz de l’archipel.

 

Repérés le 14 juin dernier dans les villes de Valencia, de Garcia-Hernandez et de Batuan dans les provinces de Dimiao et de Bohol, les premiers insectes n’ont pas attiré l’attention sur eux avant que de s’attaquer à la récolte rizicole de la province de Masbate en septembre, reconnait Evangeline de la Trinidad, la directrice du Centre régional de protection des cultures basé dans la province de Bicol. L’insecte, non encore répertorié, s’est ensuite répandu à Dimasalang (province de Masbate), Ragay (Camarines Sur), Bontoc, Sogod et Malitbog (Southern Leyte), Kitcharao et Alegria (Agusan del Norte). C’est seulement en octobre que les premiers spécimens ont été emmenés au Bureau de l’industrie végétale (BPI). Aujourd’hui, des taxonomistes de l’International Rice Research Institute (Irri) étudient l’insecte en vue de l’identifier. « Nous ne connaissons même pas son nom scientifique », avoue Jesus Binamira, le directeur du Programme de la lutte antiparasitaire du ministère de l’Agriculture.

En 2011, entre 50 et 70 % de la production a été détruite dans les provinces infestées. « Une fois qu’un champ est infesté, la récolte est définitivement perdue », indique Evangeline de la Trinidad. L’insecte « est tout petit et se déplace très vite. Il peut facilement se mouvoir dans l’eau et se répandre dans les canaux d’irrigation. Il glisse aisément le long des tiges ». L’insecte s’attaque aux grains de riz grâce à un dard. Le grain se dessèche ensuite, se décolore ou noirci. « Nous sommes préoccupés car c’est quelque chose qui n’est pas normal », reconnait Binamira. « Si l’invasion dépasse les 10 %, le phénomène deviendra inquiétant  », s’alarme Wilma Cuaterno, la directrice de la Division de la protection des récoltes du BPI.

Fait intéressant, l’insecte disparait lorsque des spores de champignons mélangés à de l’eau sont pulvérisées sur les plants et que les insecticides chimiques ne sont pas appliqués à forte dose. « Nous devons suivre rapidement l’étude biologique avant la prochaine récolte. Dans le même temps, nous devons étudier comment il se développe, d’où il vient, quels sont ses ennemis naturels et son impact écologique », explique Binamira.


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