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Trois effets de la baisse des prix de l'énergie sur les produits alimentaires

Le 12 février 2015 par Franck Stassi
* Mots clés :  Produits agricoles, Pêche
Serre - Fleurs
Serre - Fleurs
Flickr/Derksnoek2009

Le recul des prix du pétrole et du gaz pousse à la baisse les coûts du transport et du chauffage, notamment dans la pêche et la production de fruits, légumes et fleurs.

 

La chute des prix du pétrole aura un impact globalement limité dans l’industrie agroalimentaire, indique Rabobank. Cependant, certains secteurs sont plus sensibles que d’autres aux variations des prix de l’énergie – qui représente le troisième facteur de coûts derrière les matières premières et la main d’œuvre – et l’économie de certains produits est susceptible d’être affectée. La banque relève également la baisse des prix du gaz, qui ont perdu 11% en 2014.

 

Des coûts de transport allégés. Le recul des prix du pétrole touchera en premier lieu les industries soumises à d’importants coûts de transport, indique la banque néerlandaise. Notamment les produits devant être expédiés dans un environnement climatisé, à l’instar des biscuits enrobés au chocolat. Les biens transportés par voie aérienne bénéficieront davantage des effets de la baisse des prix du pétrole que ceux dépendant du transport routier. Ces produits sont généralement plus valorisés.

 

Une pêche sauvage moins coûteuse. L’industrie de la pêche pourrait également bénéficier à plein du recul des prix du pétrole, qui représente en moyenne 50% des coûts de production à l’échelle mondiale. En Europe, avec un baril à 66 dollars, le coût du carburant par kilo de poisson s’élève à 0,55 dollar, contre 0,83 dollar dans le cas d’un baril à 100 dollars. La pêche au chalut, la plus coûteuse, est celle qui profiterait le plus de la baisse des prix du carburant, avec un coût moyen de 1,87 dollar par kilo de poisson contre 2,83 dollar.

 

Des serres moins chères à chauffer. La baisse des prix de l’énergie profiterait aussi aux producteurs de fruits et légumes en serre, ainsi qu’aux floriculteurs. Rabobank prévoit notamment une amélioration des marges pouvant atteindre 15 000 à 20 000 euros par hectare pour les producteurs sous serre aux Pays-Bas, où la totalité des serres sont chauffées au gaz naturel. L’énergie représente 30% des coûts des producteurs néerlandais sous serre, une proportion en hausse de 8% par an en moyenne entre 2003 et 2013.

 

L’impact du recul des prix de l’énergie serait en revanche moindre sur les intrants agricoles, compte tenu de leur faible exposition. Les seules répercussions majeures possibles concernent l’engrais azoté, dont le gaz naturel représente 70% du prix de revient. La Chine, qui en est le premier producteur mondial, s’appuie pour cela sur le charbon, dont les prix ont perdu 20% l’an dernier.


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