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Moratoire sur l’autorisation de nouvelles plantations en Indonésie

Le 07 juin 2010 par Pascal Coesnon
* Mots clés :  Asie


Greenpeace

Le gouvernement de l’archipel se décide à lutter contre la déforestation.

 

A partir du 1er janvier 2011, « aucun accroissement des plantations de palmiers à huile ne sera autorisé dans les tourbières et les forêts primaires », se félicite Suswono, le ministre indonésien de l’Agriculture. Le moratoire de deux ans ne concernera toutefois que les nouveaux permis délivrés après l’annonce de cette décision du président indonésien, Susilo Bambang Yudhoyono. Aujourd’hui, 7,9 millions d’hectares y sont consacrés à la production d’huile de palme, dont l’Indonésie est le numéro un mondial, avec 19 millions de tonnes (Mt) en 2009.

 

Selon Suswono, le gouvernement aurait décidé de jouer le gain de productivité des palmeraies existantes plutôt que leur expansion. Dans son objectif d’atteindre 40 Mt d’huile de palme à l’horizon 2020, l’Indonésie compte porter le rendement actuel de 2,5 tonnes par hectare au niveau de son concurrent, la Malaisie, 4 tonnes par hectare. Par ailleurs, 6 millions d’hectares de terres dégradées pourraient être convertis en palmeraies, indique Didiek Goenadi, de l’Indonesia Investment Coordinating Board, sans toutefois préciser lesquelles.

 

Dans le cadre du moratoire, la Norvège consacrera 1 milliard de dollars pour la préservation des forêts indonésiennes. « Nous enregistrons avec intérêt l’annonce d’un accord de coopération entre l’Indonésie et la Norvège. Mais des millions d’hectares de forêts ont déjà fait l’objet d’allocations aux industries de l’huile de palme et du papier. Le président indonésien doit étendre le moratoire aux permis déjà attribués et décréter l’arrêt immédiat de toute déforestation au bénéfice de ces industries », accuse Jérôme Frignet, le chargé de campagne Forêts de Greenpeace France.


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