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"Les prix des produits agricoles suivent des orientations variées"

Le 19 novembre 2014 par Franck Stassi
* Mots clés :  Entretien, Produits agricoles
Frank Rijkers
Frank Rijkers
ABN Amro

ENTRETIEN 

Pour Frank Rijkers, économiste sénior en charge de l’agriculture et de l’agroalimentaire au sein de la banque néerlandaise ABN Amro, les différents facteurs affectant l’offre et la demande de produits agricoles s’appliquent diversement selon les matières. Il répond aux questions de L’Usine Nouvelle.

 

Vous indiquez, dans votre dernier rapport consacré aux matières premières, que "les produits agricoles montrent un tableau contrasté". Pourquoi ?

Le panorama des marchés de produits agricoles est mitigé en raison des changements imprévisibles dans les modèles météorologiques et de modifications des projections en termes d’approvisionnement et de demande. Par exemple, les cours du café sont toujours orientés à la hausse compte tenu de la sécheresse du Brésil survenue au début de l’année. Celle-ci a conduit à une production plus faible que prévu.

On constate, sur les grains, l’effet inverse. L'anxiété au sujet d'un possible phénomène de type El Niño, plus tôt dans le courant de l’année, a généré des incertitudes sur l’offre, avec de multiples hausses de prix en conséquence. Depuis que la probabilité de la survenue d'un phénomène de type El Niño s’est estompée, et que les prévisions d’une bonne récolte se sont concrétisées, l’ensemble des céréales ont vu leur prix chuter.

 

La baisse des prix du maïs et du blé est-elle amenée à se poursuivre en 2015 ?

Pour les prochains mois, la baisse des prix du maïs et du blé se poursuivra légèrement en raison de bonnes perspectives de production. Elle sera plus prononcée pour le maïs. Au second semestre 2015, les prix vont se stabiliser ou légèrement remonter, en raison des incertitudes liées à la météo et à l’approvisionnement.

 

Quelles raisons peuvent expliquer la hausse du café, du sucre et du cacao ?

Le café et le sucre sont en hausse en raison des effets liés aux conditions météorologiques, notamment en raison de la sécheresse survenue au Brésil, lors de la récolte.

Sur le cacao, nous observons une hausse des prix liée à la propagation du virus Ebola en Afrique de l'Ouest (où se concentre 70% de la production mondiale). Lorsque l'épidémie d'Ebola se répandra dans des pays de production tels que le Ghana et la Côte d'Ivoire, le transport de cacao à l'intérieur de ces pays sera immédiatement affecté. Cette inquiétude actuelle à propos d’Ebola, de nature émotionnelle, joue de manière importante sur les prix. Si l’épidémie est maîtrisée et qu’aucun nouveau cas n’est décelé, les prix du cacao reculeront en raison de la bonne production et des prévisions encourageantes de broyage.


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