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Les prix agricoles rejouent le scénario de 2008

Le 12 mai 2011 par Léopoldine Lanfrey

« Le scénario de 2008 se répète ». Telle est l’introduction faite dans la dernière étude réalisée par Groupama Asset Management (AM), société française de gestion d’actifs. Explications.

Ce n’est effectivement plus un secret pour personne, « l’évolution des cours des matières premières agricoles tend à reprendre le schéma d’il y a trois ans », précise également l’étude signée de Jana Celeste et de Valérie Gadon, des analystes financiers de Groupama Asset Management (AM).

 

Premier témoin de cette tendance, indique le rapport, l’indice des prix alimentaires de la Banque Mondiale est sur le point d’atteindre son niveau de 2008, à l’époque record historique. En mars dernier, ce dernier avait progressé de 36 % sur un an ; l’indice des prix du maïs enregistrait la plus forte hausse (+ 74%), suivi de près par le blé (+ 69%), puis par le soja (+ 36%). A noter cependant : l’indice des prix des denrées alimentaire de la FAO (Food and Agriculture Organization), dépasse quant à lui son niveau de 2008 depuis au moins le début de l’année 2011 !

 

Autre facteur référencé : la hausse des prix de l’énergie (dont le pétrole brut), qui est « en corrélation parfaite avec ceux des matières premières agricoles depuis dix ans ».

 

Les raisons de cette flambée ?  « La fragilité des marchés face à des événements climatiques qui affectent les récoltes, la faiblesse des stocks mondiaux (pourtant supérieurs à ceux de 2008 – ndlr), et une population mondiale amenée à croître de 25 % d’ici 2050 », rapporte l’étude.

 

« La production a du mal à suivre, il n’y a plus de filets de sécurité, expliquent les deux analystes. On se retrouve rapidement dans une situation de déficit entre l’offre et la demande ».

 

Selon Groupama Asset Management, une augmentation de 70 % de la production agricole serait nécessaire pour faire face à ces évolutions démographiques et économiques. Pour cela, deux solutions peuvent être envisageables, plus particulièrement dans les pays dits « émergents » : l’extension des terres arables ou la hausse des rendements (cette dernière pouvant entraîner un risque d’appauvrissement des sols).

 

Côté perspectives, elles restent « difficiles à court terme ». Si l’USDA estime le pourcentage de « bonnes récoltes » à 34% au lieu des 50% prévus d’ordinaire à cette période de l’année, la situation peut très vite se retourner…

 

Léopoldine Lanfrey

 

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