imprimer Ajouter à vos favoris envoyer à un ami Ajouter à mes favoris Delicious Partager cet article avec mon réseau profesionnel sur Viadeo linkedin Partager cette page sous Twitter S'abonner au flux RSS de Indices et Cotations

Les grandes cultures françaises orientées à la hausse

Le 14 novembre 2014 par Franck Stassi
* Mots clés :  France
Blé
Blé
Flickr/Claire

La production française de maïs, de blé tendre et d’orge progresserait en 2014 sous l’effet de conditions météorologiques favorables. La production de blé dur, par contre, chute de près d'un tiers.

 

La production française de céréales s’élèverait, pour 2014, à 71,3 millions de tonnes (Mt). "Les pluies estivales abondantes ont favorisé la croissance des cultures récoltées à l’automne. Le temps doux et sec d’octobre sur une grande partie de la France a permis aux cultures récoltées à l’automne de l’être dans de bonnes conditions, notamment pour le maïs", estime le ministère de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt. 

 

Le maïs a effectivement profité cette année d’une pluviométrie abondante, qui a favorisé une hausse des rendements sur l’ensemble du territoire. Ceux-ci gagneraient jusqu’à 32% en Aquitaine et 37% en Bourgogne, d’après les recensements effectués par France AgriMer, l’établissement national des produits de l’agriculture et de la mer. La production de maïs grain progresserait de 15% en un an, à 16,9 Mt. Il s’agirait du record absolu de production, qui intervient de surcroît dans un contexte de baisse des superficies (-4,5%). La production de maïs fourrage s’élèverait quant à elle à 20,1 Mt (+8%).

 

La récolte de blé tendre est elle aussi orientée à la hausse. La production gagnerait 5,3%, à 37,4 Mt. Elle serait supérieure de 5% à sa moyenne quinquennale 2009-2013. La qualité hétérogène de la production est une nouvelle fois signalée par le ministère : des phénomènes de pré-germination ont été recensés par endroits en raison des températures froides des mois de juillet et d’août. Ceux-ci empêchent la panification.

 

La production d’orge grimperait pour sa part de 14% en un an, à 11,7 Mt. Elle serait supérieure de 16% à sa moyenne quinquennale 2009-2013. La production de colza s’apprécierait de 26%, sous l’effet d’une forte hausse des rendements en région Centre, sa première productrice.

 

Le blé dur à la peine

                                                

Toutes les prévisions de production de grandes cultures ne sont cependant pas orientées à la hausse, comme l’atteste le cas du blé dur, dont les récoltes diminueraient de nouveau en 2014 (-31,2%). La situation est identique dans le reste du monde. Les prix bas n’incitent pas les agriculteurs à s’engager dans cette culture, aux rendements moindres que ceux du blé tendre. A titre d’exemple, en 2012-2013, "le rendement moyen du blé tendre était de 73 quintaux à l’hectare, et celui du blé dur de 54 quintaux à l’hectare", expliquait il y a un an à L’Usine Nouvelle Michel Ferret, chef du service Marchés et études des filières de France AgriMer.


Une question ? nous contacter


À la une
© L'Usine Nouvelle    - Publicité- Conditions générales d'utilisation