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Les agriculteurs français préfèrent le blé tendre et le colza

Le 06 mai 2011 par Pascal Coesnon
* Mots clés :  France


Malgré une relative stabilité des surfaces totales consacrées à l’agriculture, les estimations pour cette année montrent des changements importants des intentions de semis.

Au 1er mai, les surfaces consacrées aux céréales à paille atteindraient 7,5 millions d’hectares (Mh) cette année, estime le Service de la statistique et de la prospective du ministère de l’Agriculture, de l’Alimentation, de la Pêche, de la Ruralité et de l’Aménagement du territoire. Elles gagneraient 25 000 hectares par rapport à 2010, mais resteraient au niveau de la moyenne des cinq dernières années. Cette relative stabilité masquerait un accroissement de l’assolement en blé tendre et en orge de printemps, aux dépens du blé dur et de l’orge d’hiver. La surface totale consacrée aux céréales augmenterait de 9 000 hectares, à 9,259 Mh, et celle dédiée aux oléagineux de 60 000 hectares, à 2,3 Mh.
 
Avec 5,016 Mh, la sole de blé tendre approcherait son record d’ensemencement de 2008, à 5,065 Mh. Toutes les régions métropolitaines enregistreraient une augmentation des surfaces, à la seule exception de la Lorraine. Les surfaces de blé dur diminueraient, quant à elles, de 7 %, à 470 000 hectares, tout en restant supérieure de 4 % à la moyenne quinquennale 2006-2010. Toutes les régions sont concernées par cette désaffection. Notamment, la région Centre (-12 %) perdrait sa première place au profit de Midi-Pyrénées, qui représente désormais 26 % des surfaces totales emblavées en blé dur.
 
L’orge, avec 1,547 Mh, perdrait respectivement 2 et 10 % par rapport à 2010 et aux cinq dernières années. Deux régions sur trois seraient touchées par cette baisse. Après trois années de hausse consécutives, la culture de triticale se stabiliserait à 384 000 hectares. Les surfaces d’avoine seraient en repli de 4 % (95 000 hectares) et celles du seigle de 1 % (29 000 hectares). Les surfaces ensemencées en maïs grain atteindraient 1,562 Mh (-1 %). En diminution dans trois régions sur quatre, elles seraient inférieures de 4 % par rapport à la moyenne quinquennale. Le maïs fourrage, quant à lui, perdrait 10 000 hectares, à 1,441 Mh. De son côté, la sole de sorgho, estimée à 45 000 hectares, chuterait de 13 % par rapport à 2010. La région Midi-Pyrénées, qui concentre 35 % de l’assolement de la graminée, perdrait 21 % de ses surfaces.
 
Après deux années de recul, la sole de colza repartirait à la hausse avec 1,527 Mh, soit 3 % de plus que la moyenne quinquennale. Ne gagnant que 1 000 hectares, à 699 000 hectares, les surfaces consacrées au tournesol se situeraient 9 % au dessus du niveau des cinq dernières années. Avec 48 000 hectares, l’assolement de soja perdrait 5 %, mais resterait supérieur de 25 % par rapport à la moyenne 2006-2010. La sole des protéagineux – féveroles, fèves, pois et lupin doux –, qui avait doublé au cours des deux dernières années, perdrait 23 %, à 312 000 hectares. Malgré cette chute importante, elle serait encore supérieure de 19 % à la moyenne quinquennale.
 
Pour la betterave, avec 391 000 hectares, les surfaces consacrées à cette culture seraient en hausse de 2 % par rapport à 2010 et de 4 % par rapport à 2006-2010. La moitié des régions productrices profiteraient de cet engouement. Parmi celles-ci, la Picardie concentrerait 35 % de l’assolement. Quant à la jachère, le mouvement de baisse, amorcé par la suppression de l’obligation de gel des terres en 2008, se poursuivrait. La jachère ne représenterait plus que 606 000 hectares, soit un recul de 38 000 hectares (-6 %).

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