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Le Brésil agite les prix du café

Le 25 novembre 2014 par Franck Stassi
Café
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Flickr/Tonx

Les prix du café ont progressé en octobre sous l'effet de craintes liées à la récolte brésilienne. En 2014-2015, celle-ci reculerait moins fortement que prévu.

 

La moyenne mensuelle du Prix indicatif composé de l’Organisation internationale du café (OIC) s’est élevée en octobre à 162,08 centimes d’euro par livre. Il s’agit de son plus haut niveau depuis février 2012. Le mois a été marqué par de multiples fluctuations de prix, compte tenu des incertitudes liées à la récolte brésilienne. Celle-ci "sera cruciale pour la direction que prendront les prix de l’arabica dans les prochains mois", indiquait dès octobre la banque néerlandaise ABN Amro.

 

Les prix ont donc amorcé une remontée en octobre. Pourtant, les craintes liées à l’important épisode de sécheresse qui a affecté le pays en début d’année s’estompent: l’Office du commerce agricole de Sao Paulo a réévalué à la hausse ses prévisions de production. Le Brésil produirait 51,2 millions de sacs (60 kg) à l’issue de la campagne 2014-15, en recul de 5%, répartis en 34,2 millions de sacs d’arabica (-13,4%) et 17 millions de sacs de robusta (+ 13,3%). La baisse de la récolte du premier producteur mondial serait donc moindre qu’initialement prévu.

 

El Niño ne s'est (toujours) pas manifesté

 

Si la quantité et la qualité de la production brésilienne sont en baisse, les autres principaux producteurs de café compenseraient ces failles. La production colombienne s’apprécierait de 1,7%, à 12,3 millions de sacs, selon le département américain de l’Agriculture. Le programme de replantation basé sur des cultures plus résistantes à la rouille – désormais estimée à 5% du parc – se poursuit. 63% de la superficie cultivée a été renouvelée en cinq ans. Les gains de productivité se sont par ailleurs accrus dans les exploitations. L’absence de phénomènes climatiques de type El Niño a également contribué à dissiper les craintes sur la récolte.

 

Ces nouvelles statistiques de production interviennent dans un marché excédentaire. Les exportations ont reculé de 1,5% entre les campagnes 2012-13 et 2013-14, à 111,3 millions de sacs. Néanmoins, "le marché du café reste bien approvisionné depuis plus de deux ans", estime l’Organisation internationale du café. Les exportations d’arabica sont restées stables, à 69 millions de sacs, tandis que celles de robusta ont perdu 3,7% à 42,3 millions de sacs. ABN Amro alerte toutefois sur le risque d’un passage, à long terme, d’une situation de surplus à une situation de déficit, avec en ligne de mire la forte météosensibilité du produit.


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