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La filière céréalière doit améliorer sa compétitivité

Le 25 février 2014 par Franck Stassi


France AgriMer a rendu ses travaux aux ministres concernés sur l’avenir des céréales dans l’Hexagone. Les pistes de réflexions mènent à des rendements améliorés et une meilleure adéquation entre l'offre et la demande à l'horizon 2025.


La demande alimentaire mondiale est en forte croissance. Comment la France peut-elle jouer un rôle majeur avec une surface cultivée stable et une concurrence accrue sur les marchés mondiaux ? Le conseil spécialisé dans les céréales au sein de France AgriMer, l’établissement national des produits de l’agriculture et de la mer, a présenté à Stéphane Le Foll, le ministre de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt, et à Guillaume Garot, le ministre délégué à l’Agroalimentaire, ses travaux avec plusieurs pistes de réflexion sur l'avenir de l'agriculture française à l'horizon 2025.
 
Une analyse stratégique de la filière céréalière conclut à une forte présence de la France sur les marchés du blé, du maïs et de l'orge, trois céréales dont elle est exportatrice. La France peut s'appuyer sur la croissance de la demande en céréales dépourvues d'organismes génétiquement modifiés (OGM). Par contre, la filière française est prise en étau entre l'offre à bas prix des pays de la mer Noire - Ukraine, Russie, Kazakhstan -, et l'offre plus qualitative de l'Allemagne. Autre signe de faiblesse : les rendements stagnent. 
 
Une utilisation renforcée d’outils d’aide à la décision
 
Les pistes de France AgriMer mènent à un développement des rendements en veillant à une meilleure adéquation entre la qualité des produits et la demande ainsi qu’à la cohérence des actions menées entre les céréaliers et entre les filières. Les actions envisagées portent sur une utilisation renforcée des outils d'aide à la décision (baromètre des maladies, cartographie par satellite...) et sur les moyens d'améliorer la résistance des cultures aux maladies. "Depuis plusieurs années, nous ne sommes pas à l’abri d’un accident climatique. Si une catastrophe survient aujourd’hui en France, nous perdrons en volume et en qualité", indiquait Baudoin Delforge, le président du Syndicat général de la Bourse de commerce de Paris, qui réunit les principales entreprises de la filière, à usinenouvelle.com en juillet 2013. L'objectif est d'accroître la production céréalière de 0,5 à 1 quintal par hectare et par an.
 
Des blés plus riches en protéines
 
La teneur en protéines des blés tendres doit également être améliorée afin de rendre plus compétitives les cultures françaises. "Il faut livrer des volumes et des qualités de blé qui correspondent à la demande mondiale", expliquait en octobre dernier à usinenouvelle.com Michel Ferret, chef du service Marchés et études des filières de France AgriMer. Le conseil de la filière céréalière de l'établissement public préconise un programme d'aides à l'investissement chez les collecteurs et les transformateurs et, en amont, un développement de la recherche variétale. En aval, les informations de marché (prix, stocks physiques de céréales...) doivent par ailleurs faire l'objet d'une meilleure communication aux professionnels. 
 
La compétitivité de la filière céréalière peut aussi être améliorée avec des infrastructures logistiques plus performantes. Les réflexions portent notamment sur un développement du transport combiné fleuve/rail, ainsi que sur un accroissement des capacités de stockage. Ces éléments serviront de base à l'élaboration d'un plan stratégique national pour l'agriculture en mai prochain.
 
Un plan stratégique qui doit également prendre en compte l’environnement. Les pistes formulées par l’établissement public portent sur une réduction de l’usage des produits fongicides grâce à la généralisation des outils d’aide à la décision, ainsi que sur une diminution de l’impact des produits herbicides par le biais de la diffusion ponctuelle d’indicateurs de pollution. Encore faudra-t-il convaincre les agriculteurs de les mettre en application.

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