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Cacao : arrêt de la surchauffe

La Côte d’Ivoire, baromètre des prix
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La fin de la grave crise post-électorale ivoirienne, qui a duré plus de quatre mois, devrait permettre dès cette semaine la reprise des exportations de cacao. En janvier dernier, le président élu de Côte d’Ivoire, Alassane Ouattara, avait décrété l’arrêt des exportations de fèves pour asphyxier économiquement son indéboulonnable rival Laurent Gbagbo, avec le soutien de l’Union européenne. En mars, les cours du cacao sur l’InterContinental Exchange grimpaient alors à des niveaux plus enregistrés depuis 1979, à 3 775 dollars la tonne. Le « boulanger d’Abidjan » écarté, les cours se sont rapprochés des 3 000 dollars.

 

Les statistiques des broyages au premier trimestre, en hausse générale par rapport aux trois premiers mois de 2010, montrent que les transformateurs n’ont guère été affectés par la crise, ayant puisé dans leurs stocks ou trouvé des sources alternatives, telles que le Ghana et l’Indonésie. La réouverture des ports ivoiriens de San Pedro et d’Abidjan va libérer près de 500 000 tonnes de fèves  qui vont se retrouver enfin sur le marché. A celles-ci s’ajouteront, entre mai et juillet, plus de 200 000 tonnes issues de la récolte intermédiaire. Avec toutes ces quantités, « le marché va se détendre, sans toutefois s’effondrer », anticipe Drew Geraghty, un broker d’Icap Futures. Mais avant d’embarquer toutes ces fèves, le nouveau chef de l’Etat devra sécuriser le pays et restaurer le système bancaire.

 

 


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