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La Chine, moteur du commerce mondial de la viande bovine

Le 30 décembre 2014 par Franck Stassi


La Chine continue d'explorer les moyens d’améliorer le sourcing de la viande bovine, dont la demande locale s'accroît.

 

La Chine continuera à jouer un rôle central sur le marché de la viande bovine en 2015 : le pays devrait "continuer à importer toujours plus de bœuf pour répondre à la demande non satisfaite", affirme la banque néerlandaise Rabobank. De nouveaux accords ont récemment été signés avec l’Australie et le Brésil pour soutenir le rythme des achats, tandis que les autorités s’efforcent d’encourager le commerce de la viande au moyen des canaux officiels.

 

Au cours des dix premiers mois de l’année 2014, les importations chinoises de bœuf ont atteint 245 000 tonnes, en hausse de 8,45% sur un an. Comme en 2013, année marquée par une hausse vertigineuse de 350% des achats chinois en volume, l’Australie s’est hissée au premier rang des fournisseurs. Les deux pays ont annoncé en novembre dernier avoir conclu un accord de libre-échange pour une durée de neuf ans, destiné à progressivement abolir les droits de douane. Un projet d’exportation de bovins australiens vivants en Chine est par ailleurs en cours. La Chine est le premier partenaire commercial de l’Australie.

 

Réouverture des frontières avec le Brésil

 

Autre acteur majeur du marché du bœuf, le Brésil, deuxième producteur mondial, compte profiter de cet eldorado. La Chine compte pour sa part sur ce pays pour assurer une partie de ses approvisionnements. Elle a officiellement rouvert le commerce du bœuf avec le Brésil en novembre dernier. La découverte, en décembre 2012, d’un cas atypique d’encéphalopathie spongiforme bovine (ESB), diagnostiqué dans une exploitation brésilienne, avait provoqué la fermeture du marché chinois aux producteurs brésiliens. Les volumes ont entre-temps transité par Hong Kong : pour Rabobank, la viande issue du marché gris sera désormais importée de manière officielle, sans volumes supplémentaires dans l’immédiat.

 

Ces échanges restent en revanche toujours officiellement proscrits avec les Etats-Unis, premier producteur mondial de bœuf. La Chine a fermé ses frontières au bœuf américain en décembre 2003, également suite à la découverte d’un cas d’ESB. D’après Rabobank, les deux pays poursuivent leurs négociations à ce sujet. La Chine continue aussi à encourager la production locale : des subventions seront accordées aux éleveurs de bovins de boucherie dont les exploitations dépassent le nombre de 500 vaches.


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