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L'essor de la consommation de viande devrait se poursuivre au cours de la prochaine décennie

Le 15 juillet 2014 par Franck Stassi


Les pays émergents continueraient de tirer la consommation de viande d’ici à 2023, d’après l’OCDE et la FAO.

 

La consommation mondiale de viande devrait gagner 1,6 % par an au cours de la prochaine décennie (contre 2,3 % par an ces dix dernières années), estiment l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) et l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) dans leurs Perspectives agricoles pour la période 2014-2023.

 
L’accroissement des revenus et le développement de l’urbanisation à travers le monde entrainent une évolution du régime alimentaire de la population, davantage constitué de protéines. Les pays en développement représenteraient 80 % de la hausse de la consommation de viande. Cette hausse devrait être constituée pour moitié de viande de volaille, celle-ci étant la mieux acceptée culturellement. Il s’agit, de plus, d’un produit à faible coût. La Chine assurerait quant à elle la moitié des achats supplémentaires de viande de porc, dont la consommation devrait croître de 30 % sur la période. La progression de la consommation de viande bovine serait limitée à 15 %.
 
57,7 Mt de production supplémentaire d’ici à 2023
 
Pour répondre à cette tendance, les producteurs fourniraient 57,7 millions de tonnes (Mt) supplémentaires d’ici à 2023. La production de viande de volaille s’apprécierait de 27 % au cours de la prochaine décennie, et celle de viande bovine de 13 %. Les contraintes environnementales ainsi qu’un cycle de production plus long que celui de la viande de volaille freinent le développement de la production de viande bovine. "Les prix de la viande bovine devraient atteindre des niveaux record", indiquent l’OCDE et la FAO. La fermeté de la demande en viande devrait soutenir les prix, qui ont déjà fortement grimpé au cours de la décennie écoulée. En dix ans, l’indice FAO des prix de la viande a bondi de 90 %.
 
La poursuite de la forte progression de production de viande au cours des dix prochaines années devrait conduire à une réorientation de nombreuses surfaces agricoles vers la culture de céréales privilégiées pour l’alimentation animale. Les tonnages des céréales dites "secondaires" (maïs, orge, avoine, sorgho…) s’apprécieraient au détriment de cultures vivrières telles que le riz ou le blé. Le renforcement de la consommation de produits riches en protéines s’effectue par ailleurs au détriment des féculents. Dans un autre registre, le développement des agrocarburants influe également sur cette stratégie d’allocation, à travers l’essor de la culture de graines oléagineuses.

 


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