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L’Egypte peine à financer ses importations de blé

Le 21 février 2013 par Franck Stassi


 

Le premier importateur mondial de blé fait face à une baisse de ses réserves en devises.

 

L’Egypte est confrontée à des difficultés d’approvisionnement en blé. Selon le département américain de l’Agriculture (USDA), le pays est le premier importateur mondial de blé, avec 11,7 millions de tonnes (Mt) achetées en 2011/2012 et 9,5 Mt prévues en 2012/2013. L’Egypte consommerait 18,9 Mt de blé (+ 1,6% par rapport à 2011/2012), et produirait 8,5 Mt (+ 1,19%).

La baisse des réserves en devises étrangères (13,6 milliards de dollars fin janvier, contre 36 milliards avant le renversement d’Hosni Moubarak en 2011) a conduit à un ralentissement des achats de blé, dont les prix se sont appréciés de 20,3% en un an. Au cours des douze derniers mois, la livre égyptienne a reculé de 10% face au dollar, atteignant un plus bas à 0,148 dollar.

Vers une remontée des stocks

Le gouverneur de la banque centrale d’Egypte, Hisham Ramez, a indiqué avoir pris des mesures pour importer en priorité des denrées alimentaires, des outils industriels et des engrais. La Société internationale islamique de financement du commerce, membre de la Banque islamique de développement, a accordé une facilité de crédit de 1,2 milliard de dollars au pays pour accompagner des achats de blé et de carburant.

Les stocks de blé, atteindraient, selon l’USDA, 5,6 Mt au terme de la campagne 2012/2013 (- 16,3%). Actuellement, ils ne permettent que 101 jours de consommation, selon le General authority for supply commodities (GASC), qui compte porter cette durée à 126 jours. Le pays vient de procéder à l’achat de 60 000 tonnes auprès de fournisseurs américains, à un prix de 296,75 dollars/tonne. De plus, un nouvel appel d’offres sera lancé mardi 25 février pour des livraisons en avril.

D’un montant annuel de 2,5 milliards de dollars, le programme de fourniture de pains subventionnés constitue la principale source d’utilisation du blé.

Le nouveau directeur délégué du GASC, Mamdouh Abdel Fattah, nommé pour un an, devra s’atteler à ce dossier politiquement sensible. Entré au GASC en 1981, il remplace Nomani Nomani qui, après trois ans à la tête de l’organisme, devient conseiller auprès du ministre du Commerce et des Approvisionnements.


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