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5 infographies pour comprendre le paysage laitier européen

Le 12 mars 2015 par Franck Stassi
Vache laitière
Vache laitière
European Milk Board

A l’approche de la fin des quotas laitiers européens, focus, en 5 infographies, sur l’environnement au sein duquel évoluent les acteurs de la filière.


Le 1er avril prochain, les quotas laitiers disparaîtront dans l’Union européenne. "Malgré un environnement propice, un effort continu sera nécessaire pour que l'Europe soit compétitive par rapport à des prix fixés par les marchés internationaux", avertit Kevin Bellamy, analyste chez Rabobank. De nombreux producteurs européens ont anticipé cette libéralisation du marché, en s’appuyant sur le relèvement progressif, ces dernières années, des quotas pour produire davantage. Les Etats membres ayant le plus significativement accru leur production se situent au nord de l’Europe, comme l’illustrent les deux cartes ci-dessous.

 

"Des actions concertées devront être prises afin d'améliorer l'efficacité ou la valeur ajoutée de la production de lait si les agriculteurs et les industriels souhaitent concurrencer avec succès les acteurs déjà présents sur les marchés mondiaux". Le développement des formes sociétaires (au sein desquelles des agriculteurs, chefs d’entreprise, se regroupent), l’intensification de la production au moyen d’une optimisation et d’un développement des systèmes, l’appui sur des capitaux disponibles afin de financer ce mouvement de consolidation, une focalisation des industriels sur les produits à valeur ajoutée et un environnement réglementaire favorable seront nécessaires à la filière, estime Rabobank, qui a représenté sous forme de carte (ci-dessous) les régions européennes produisant le plus de lait en 2013.

 

La maîtrise des coûts de production constituera une arme privilégiée pour les acteurs du secteur, dans un univers désormais ouvert. "Les producteurs laitiers européens sont compétitifs à l'échelle mondiale", précise la banque néerlandaise. Rabobank estime que les écarts de coûts de production tendent à se réduire à l’échelle mondiale, à l’instar de la situation observée entre les Pays-Bas et la Nouvelle-Zélande, les exploitants du premier ayant davantage de contraintes financières que le second. Certains pays renforcent par ailleurs leur réglementation en matière d’environnement.

 

"La capacité des agriculteurs européens à intensifier et à consolider leur production est limitée en raison du coût élevé et de la rareté des terres, ainsi que du manque de capitaux disponibles", complète Kevin Bellamy. Les valeurs les plus élevées à l’hectare sont recensées en Grande-Bretagne et dans l’est de l’Europe. De nombreux mouvements de regroupement ont déjà été observés à travers l’Europe, malgré les contraintes pouvant être rencontrées lors du remembrement des terres. Un effet de taille, afin de maximiser l’usage des capacités de production, peut être observé par endroits. Certains fonds d’investissement font par ailleurs part de leur intérêt pour les terres agricoles, dans les régions où des parcelles de grande taille peuvent être acquises, afin de bénéficier d’une activité stable ou d’espérer en tirer des plus-values significatives.

 



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