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Début du procès des quatre employés de Rio Tinto en Chine

Le 22 mars 2010

DéPêCHES REUTERS 

par Lucy Hornby

SHANGHAI (Reuters) - Le procès de quatre employés du groupe minier australien Rio Tinto, accusés de corruption et d'espionnage industriel, a débuté lundi à Shanghai.

Les accusés, trois Chinois (Liu Caikui, Ge Minqiang et Wang Yong) et un citoyen australien (Stern Hu), ont été arrêtés à l'été 2009 à un moment où Rio Tinto et la Chine négociaient les termes de contrats de livraison de minerai de fer.

Les quatre hommes ont plaidé coupables d'avoir reçu des pots-de-vin, ont indiqué leurs avocats à l'issue de l'audience, que les journalistes étrangers n'ont pas été autorisés à suivre.

Le directeur général du groupe, qui se trouvait lundi à Pékin, a de son côté déclaré que Rio Tinto ne voulait pas mettre en péril ses relations commerciales avec la Chine, plus gros consommateur de minerai de fer du monde.

Tom Albanese a adressé un message à la Chine en expliquant que son groupe souhaitait continuer à y travailler "non seulement parce que vous (les Chinois) êtes notre plus gros client, mais aussi parce que nous y voyons des avantages commerciaux à long terme pour vous comme pour nous."

L'employé australien de Rio Tinto a choisi de plaider coupable des faits de pots-de-vin, a déclaré à Reuters Tao Wuping, l'avocat de Liu Caikui, à l'issue de l'audience.

Stern Hu est soupçonné d'avoir accepté deux pots-de-vin, pour des montants de 790.000 dollars (584.000 euros) et un million de yuans (108.000 euros) respectivement. Selon Tom Connor, le consul australien à Shanghai, Stern Hu aurait fait "quelques aveux" concernant une partie de ces montants.

Les avocats des trois accusés chinois ont déclaré que leurs clients avaient aussi reconnu avoir reçu des pots-de-vin mais qu'ils avaient réfuté certaines des accusations formulées à leur encontre par le ministère public.

"Une partie des faits reprochés ne devraient pas être répréhensibles au yeux de la loi", a déclaré Tao Wuping en parlant de son client Liu Caikui, accusé d'avoir touché 3,7 millions de yuans (400.000 euros) de pots-de-vin.

Les accusations d'espionnage industriel devraient être examinées mardi, selon les avocats. Le procès devrait durer trois jours.

Nombre d'observateurs considèrent que ce procès est emblématique des difficultés que rencontrent les entreprises étrangères qui souhaitent prendre pied en Chine, en raison notamment de l'instabilité juridique et des liens étroits entre le Parti communiste, la police et la justice chinoise.

Vincent Chauvet pour le service français, édité par Dominique Rodriguez


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