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Le platine, un secteur à restructurer

Le 30 août 2012 par Daniel Krajka


 

La baisse des cours à frappé durement les producteurs de platine en Afrique du Sud. Il faudra moderniser ce secteur, techniquement et socialement. 


Les agences de notation Fitch et Moody’s ont fait part de leur inquiétude pour l’économie sud-africaine suite au conflit dans les mines de platine. « L’agitation violente dans la mine de Marikana…reflète partiellement les conditions particulières du secteur du platine. Toutefois, ces manifestations mettent en exergue les problèmes structurels qui ont depuis longtemps pesé sur le rating du pays », a expliqué Fitch. Rappelant qu’Anglo American doit restructurer sa division platine en fermant les mines les moins rentables et en réduisant le nombre de ses salariés, Moody’s affirme que les troubles sociaux vont compliquer sa stratégie.

Après avoir été un soutien pour l’économie mondiale, la Chine est devenu un risque, rappelait récemment le chef économiste de Standard Bank, Goolam Balim. Le ralentissement de sa croissance va se traduire par des baisses des prix des matières qui représentent les deux tiers des exportations sud-africaines, a-t-il souligné lors d’une présentation à Johannesburg. En 2011, pas moins de 12,4% des exportations du pays ont pris la direction de la Chine. Une baisse des prix des matières premières entraînera une faiblesse du rand et donc un rebond de l’inflation et une érosion du pouvoir d’achat alors que les industriels vont réduire leurs investissements.

« Le sous-investissement et les piètres performances ont entrainé une perte  de 131 000
emplois depuis 201, alors que l’envol des prix des commodités encourageaient des investissements massifs dans les autres régions minières », critiquait Fitch. Touché par une grève, un mineur de platine de taille moyenne, Royal Bafokeng Platinum, va investir dans la mécanisation pour maintenir ses marges de profit. Ce qui lui permettra de diminuer sa masse salariale, tout en étant capable de satisfaire les demandes d’augmentation de salaires des mineurs restants.

Pour Terence Goodlace, le directeur exécutif d’Implats, la situation est très dangereuse. Il ne serait pas raisonnable de nier la réalité, a souligné le dirigeant lors de la présentation des résultats – en baisse de 38% – de sa compagnie. Défendant l’idée d’une convention collective s’appliquant à toutes les entreprises du secteur, il a rappelé que les négociations par site pouvaient provoquer des conflits échappant à tout contrôle. 

 



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