DOSSIER

Du sang dans le platine sud-africain

Du sang dans le platine sud-africain
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Il y avait déjà eu une dizaine de morts suite à un conflit dans une mine de platine sud-africaine appartenant à Lonmin. Le 16 août, la police a ouvert le feu sur des grévistes réunis devant la mine de Marakana, tuant 34 personnes et provoquant une énorme émotion dans le pays. Malgré les menaces de la direction de Lonmin, le travail n’a toujours pas repris. 

Une revendication portant sur une hausse très importante des salaires et un conflit entre le syndicat historique de mineurs, le NUM, et un nouveau syndicat qui accuse se dernier de ne plus défendre les intérêts des travailleurs sont à l’origine de ce conflit sanglant.

 

Alors que le marché du platine souffre de la faiblesse de la demande, en particulier de celle de l’industrie automobile qui l’utilise pour fabriquer ses pots catalytiques, la grève qui menace de s’étendre pourrait inverser la donne. Attendu en surplus, le marché du platinoïde pourrait être rééquilibré par la baisse de l’offre, conséquence des arrêts de production, voire accuser un déficit. Le conflit minier est également la conséquence de l’insuffisante amélioration de la condition des travailleurs, alors que l’ANC est au pouvoir depuis 18 ans. Le divorce avec le parti et les syndicats au pouvoir est symbolisé par Cyril Ramaphosa. L’ancien dirigeant du NUM est aujourd’hui à la tête d’une société qui détient une part du capital de Lonmin, au conseil d’administration duquel siège l’ancien combattant de la lutte contre l’apartheid.


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