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Une offre de cuivre toujours limitée

Le 21 octobre 2010 par Daniel Krajka
* Mots clés :  Cuivre


Les annonces de réduction de production par les grands mineurs continueront l’an prochain de pousser les cours à la hausse.

La production de cuivre du géant minier australo-britannique BHP-Billiton ne s’est appréciée que de 3% sur un an lors du trimestre terminé en septembre, le premier de son année fiscale. Sa production de cuivre raffinée s’est établie à 291 200 tonnes, soit au même niveau que le trimestre précédent. L’affinage du groupe minier a été freiné par un manque de concentrés, le retour à plein rendement de la mine d’Olympic Dam en Australie n’a pu que compenser la baisse progressive de l’extraction dans les mines d’Antamina au Pérou et d’Escondida au Chili. Une baisse liée à un minerai à plus basse teneur en métal, explique BHP.

 

L’autre grand mineur diversifié, Rio Tinto, a également constaté cette baisse de qualité des minerais extraits à Escondida et également à Grasberg en Indonésie. Résultat, sa production minière est en recul de 20% sur un an, à 159 700 tonnes. Seule une meilleure utilisation de sa fonderie de Kennecott aux Etats-Unis lui a permis d’accroître sa production de cuivre raffiné de 6% sur un an, à 106 700 tonnes. Même scénario pour Anglo American dont la production de cuivre recule sur un an de 9% à 153 400 tonnes. A la baisse de teneur du minerai s’est ajouté l’arrêt d’une usine pour maintenance.   

 

Les problèmes d’approvisionnement en cuivre sont toujours critiques, résume Michael Widmer dans la dernière livraison du Metals Weekly publié par Merrill Lynch. La croissance anémique de la production justifie une hausse des prix vers des niveaux supérieurs à ce qu’ils étaient avant la crise financière, explique l’analyste qui table sur un déficit du marché de 450 000 tonnes en 2011. Toutefois, le redémarrage de l’activité industrielle couplé à la hausse des cours devraient entraîner une plus importante disponibilité de déchets ferreux. Cette augmentation des volumes de sraps cuivreux récupérés pourrait amoindrir les tensions d’un marché qui devrait subir un million de tonnes de pertes suite aux diverses avanies touchant la production.

 

Julian Garran d’UBS n’attend pour sa part qu’une réduction de 500 000 tonnes de concentrés et de 150 000 tonnes de cuivre produit par solvant et électrolyse (SxEw). Un chiffre plus faible que la moyenne de ces dernières années en raison d’une plus faible possibilité de grèves suite à un nombre réduit de négociations collectives dans les mines de cuivre en 2011. Après un surplus de 345 000 tonnes en 2009, le marché devrait afficher un déficit de 384 000 tonnes en 2010, estime Garran. Pour 2011, la demande – tirée par les pays émergents et en particulier la Chine – devrait croître de 6%, plus qu’une offre qui ne devrait pas dépasser les 5%. Dans ces circonstances, la banque suisse a relevé ses prévisions de cours moyen de la tonne de métal rouge. De 7 453 dollars en 2010, elle devrait monter à 8 114 dollars en 2011 avant de refluer à 7 277 dollars l’année suivante. Des prévisions proches de celles de Merrill Lynch qui, pour les trois années, attend respectivement le métal à 7 250, 8 000 et 7 020 dollars.  

 

 


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