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Reprise des fusions-acquisitions

Le 06 février 2012


La concentration du secteur métallurgique et minier va se poursuivre à un rythme accéléré, indique la dernière étude consacrée au sujet par Ernst & Young.

 

De solides fondamentaux, des bilans copieux pour les grandes sociétés du secteur et un renouveau de l’appétit pour la croissance vont soutenir en 2012 l’activité de fusions-acquisitions dans le secteur des mines et des métaux, annonce Lee Downham. Le responsable transactions du secteur pour Ernst & Young a dirigé la publication de l’étude annuelle du groupe sur les fusions-acquisition.

 

Fin 2011, les entreprises du secteur étaient sorties de la zone des tempêtes provoquées par les incertitudes économiques et émergeaient financièrement plus solides et prêtes à reprendre le chemin de la croissance. Avec des bilans plus que positifs se posaient alors pour les conseils d’administration l’intéressant dilemme d’arbitrer entre acheter, construire ou rendre l’argent des profits aux actionnaires.  Et ce dans un contexte de rebond des prix des matières premières malgré une sévère correction au deuxième semestre 2011.

 

« L’incertitude globale et la volatilité devrait se poursuivre en 2012, mais les compagnies minières et métallurgiques ont un appétit pour la croissance et veulent de moins en moins paralyser leurs plans de développement, il y aura donc un retour vers les manœuvres de fusions », affirme Downham. Ce sont ceux qui peuvent travailler avec la volatilité qui lanceront les opérations en 2012, alors qu’il y aura de vraies opportunités d’achat.

 

Selon le rapport, la valeur combinée des opérations de fusions-acquisitions en 2011 s’est appréciée de 43% par rapport à l’année précédente, à 162,4 milliards de dollars, avec une seule OPA de plus de 10 milliards. Par contre, leur nombre a baissé de 10% pour atteindre 1 008 opérations. La difficulté à trouver des capitaux a réduit la possibilité pour les petits opérateurs à se lancer dans des rachats. Les principales opérations se sont déroulées dans les grands pays miniers traditionnels – Etats-Unis, Canada, Australie – participant à la concentration des secteurs charbonniers (41,4 milliards de dollars) et aurifères. Toutefois, la réduction des gisements de qualité à des prix acceptables, va augmenter la part des autres zones : Afrique, Asie et Amérique du Sud.

 

 

 

Hausse des financements alternatifs

 

Pour se financer, les compagnies minières, face à la turbulence des marchés financiers et à la frilosité des banques, ont plus eu recours à des financements alternatifs, fonds souverains, fonds privés et partenariat stratégiques en échange de contrats de livraison. Les émissions d’obligations ont également augmenté de 16% à 84 milliards de dollars. Les prêts bancaires ont continué d’assurer la majeure partie des financements avec 187 milliards de dollars, en hausse de 2%, dont la moitié concernant des refinancements. Sans surprise, les introductions sont en retrait avec 145 mises en bourse en 2011, 18% de moins qu’en 2010. Si les sommes levées atteignaient 17,4 milliards de dollars, la seule introduction d’une partie du capital de Glencore en représentait 10 milliards. 

 



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