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Samsung réduit sa dépendance aux terres rares

Le 20 novembre 2013 par Daniel Krajka
* Mots clés :  Métaux critiques


Face aux prix toujours élevés des terres rares et à un approvisionnement incertain, le groupe coréen table sur la recherche pour trouver des solutions alternatives.


En cas de fortes tensions et de risques sur l'approvisionnement d'un marché, plusieurs solutions se présentent. Sécuriser ses approvisionnements en signant des contrats long-terme ou en investissant pour augmenter l'offre, réduire les quantités de matière critique utilisée, ou, plus radicalement, trouver une alternative. Le groupe Samsung a lancé un programme de recherche sur 27 domaines sous l'appellation globale the Samsung Future Technology Cultivation Project. Ce programme doté d'un budget de 1,41 milliard de dollars sur dix ans est divisé en trois secteurs: sciences de base, technologies des matériaux et communications, rapporte le Korea Joongang Daily.
 
Samsung a sélectionné quinze domaines de recherche pour développer de nouveaux matériaux et innover dans les technologies de l'information et les télécommunications. L'un des projets est focalisé sur l'utilisation de matériaux optoélectroniques pouvant remplacer des terres rares dans certaines applications. Le développement de matériaux photoniques capables d'améliorer la luminescence permettra de se passer de terres rares. 
 
En novembre, Samsung a ouvert son institut de recherche sur les matériaux destinés à l'industrie électronique à Suwon, dans la province de Kynggi, en Corée. Avec 3 000 chercheurs l'institut sera à la pointe de la recherche pour un groupe qui a l'ambition d'atteindre dans le secteur des matériaux le niveau qu'il a déjà atteint dans les segments des téléphones mobiles et de la télévision. 
 
Samsung n'est pas la première compagnie industrielle à vouloir se passer des terres rares. La firme d'électronique Hitachi avait dévoilé l'an dernier un moteur électrique sans terre rare. Ce moteur électrique de moyenne taille est destiné à souffler de l'air dans les immeubles et les usines. L'utilisation d'un cœur en fer basé sur un métal amorphe, breveté par la firme, offre une solution nettement moins couteuse pour des performances équivalentes, avait indiqué Hitachi qui compte commercialiser ce moteur en 2014.
 

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