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La Russie démilitarise ses terres rares

Le 30 octobre 2013 par Daniel Krajka
* Mots clés :  Métaux critiques


Le groupe du milliardaire russe Alexander Nesis va exploiter un riche gisement dans l'Oural. Pour arriver plus vite sur le marché il exploitera des réserves de concentrés autrefois destinées au nucléaire militaire.


La première cause de pollution liée à la production de terres rares provient de la radioactivité des concentrés extraits qui contiennent souvent du thorium et de l'uranium. Impatient de se lancer sur ce secteur, le groupe russe ICT, contrôlé par l'oligarque Alexander Nesis, a l'intention d'utiliser comme base des réserves militaires de thorium stockées depuis une soixantaine d'années. Ces minerais contiennent des terres rares, explique Bloomberg dans une note reprise sur le site d'ICT Group. Le groupe de Nesis s'est associé à l'entreprise appartenant à l'Etat russe Rostec, spécialisée dans les prises de participation dans les sociétés liées aux nouvelles technologies. 
 
Leur joint-venture, TriArkMining, a obtenu le droit de traiter 82 653 tonnes de concentré de monazite, selon le Moscow Times. Ces stocks – constitués lorsque l'URSS avait décidé d'utiliser de l'uranium plutôt que du thorium pour la construction de ses bombes atomiques – étaient stockés à Krasnoufimsk, dans l'Oural, depuis l'ère soviétique. Selon Nesis, le concentré contiendrait 7% de thorium et 55% de terres rares, un pourcentage dix fois plus élevé que celui rencontré dans une exploitation minière. 
 
TriArkMining, qui bénéficie d'un investissement de 1 milliard de dollars, a également l'intention de développer les riches gisements de Tomtor qui seraient parmi les plus riches du monde. Situé en Yakoutie, Tomtor contiendrait d'énormes réserves de terbium, de scandium, d'yttrium et d'oxyde de niobium, rapportait en mai dernier le quotidien russe Kommersant. "Avec la technologie adéquate et le meilleur gisement nous serons dans une position favorable dans ce secteur", a affirmé Alexander Nesis dans son entretien avec Bloomberg, confirmant que 1 milliard de dollars serait investi lors des cinq à six prochaines années.
 

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