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Le marché du cuivre secoué

Le 01 mars 2010 par Daniel Krajka
codelco plaques de cuivre
codelco plaques de cuivre

Le puissant tremblement de terre qui a secoué le Chili, a poussé les cours du métal rouge vers leur plus haut depuis la mi-janvier.

 Les plus importantes mines de cuivre du Chili – le premier pays producteur de métal rouge – ne semblent pas avoir subi de dommages importants malgré un séisme d’amplitude 8,8. Toutefois, les ruptures d’approvisionnement en électricité et les dommages subis par la logistique pourraient bien ralentir les exportations chiliennes de cuivre. Une crainte qui a suffisamment pesé pour ramener le cours de la tonne de métal raffiné vers les 7 600 dollars, son plus haut depuis le 20 janvier.

 

Le numéro un mondial du secteur, l’entreprise d’Etat Codelco, a déjà annoncé qu’il était en mesure de faire face à ses obligations. Il a toutefois été dans l’obligation de fermer deux complexes cuprifères faute d’électricité, Andina et El Teniente (404 000 tonnes en 2009). Anglo American a fait de même avec les mines de Los Broncos et d’El Soldado. Toutefois, Codelco a rassuré les marchés en expliquant que les opérations reprenaient à El Teniente et qu’elles devraient reprendre bientôt à Andina. Ces quatre mines représentent environ 20% de la production globale du pays, soit près de 6% de la production mondiale. Provisoirement arrêtée, l’affinerie de Caletones, qui appartient également à Codelco, devrait également reprendre incessamment son activité.  

 

Autre grand mineur diversifié présent au Chili, FreeportMcMoRan, a déclaré que ses mines n’avaient pas subi de dommages mais que le délestage l’avait obligé à mettre la mine de Candelaria à l’arrêt. Par contre, BHP Billiton, Teck, Barrick et Kinross ont annoncé que leurs capacités de production n’avaient pas été affectées par le tremblement de terre. Reste toutefois à recenser les ponts, les routes et les lignes de chemin de fer pour évaluer précisément les restrictions à l’exportation provoquées par le séisme. Une note de Standard Bank, ce matin, estimait que les « exportations chiliennes de cuivre ne semblent guère affectées ».

 

De nombreuses mines ne sont pas rattachées au réseau et utilisent des groupes électrogènes alimentés par du gazole. Deux raffineries du pays ont été fermées, et, selon le ministère, ses stocks d’essence et de gazole ne représentent pas plus de respectivement 15 et 10 jours de consommation. Les mines risquent donc de manquer de carburant et le cours du cuivre pourrait monter à 8 000 dollars, prévoit Bonnie Liu de Macquarie Research, qui craint un mouvement de panique sur les marchés. Si les deux grands ports par où transite le cuivre, Antofagasta et Mejilones fonctionnent normalement, et celui de San Antonio, plus petit, est à l’arrêt.

 

 


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