DOSSIER

La Chine
Production mondiale d'acier / Chine
Production mondiale d'acier / Chine
Macquarie
La Chine - Locomotive des marchés métallurgiques et miniers
DOSSIERS  La Chine a eu un rôle moteur pendant les cinq années de hausses des prix enregistrées par les commodités. Face au retournement de conjoncture, son statut de locomotive est encore renforcé.

« La consommation cumulée par habitant en Chine entre 1948 et 2008 représente 15 % de celle des pays industrialisés », rappelle Marcel Genet, responsable du consultant Laplace Conseil. Cette situation tend à démontrer que le pays n’a accompli qu’un « sixième du chemin vers une infrastructure comparable à celle des pays développés ».

En se fondant sur cette hypothèse, Marcel Genet évalue entre 15 et 20 milliards de tonnes les besoins chinois en aciers pour atteindre le niveau actuel de développement des pays de la zone OCDE. Pratiquement stable lors des quatre premiers mois de l’année 2009, la production chinoise d’acier s’est établie à 171 millions de tonnes. Dans le même temps, la production sidérurgique du reste du monde, impactée par les baisses de charge décidée par les grands du secteur, s’effondrait de près de 40 %. Mécaniquement, la sidérurgie chinoise s’est ainsi retrouvée représenter près de la moitié de l’offre mondiale d’acier.

Dans les autres métaux non-ferreux, la demande chinoise, soutenue par l’énorme plan de stimulation de l’économie mis en place par l’Etat pour maintenir la croissance au-dessus du seuil très symbolique de 8 %, a également crû par rapport à celles, bien déprimées, des autres pays.

Les marchés des métaux de base ont été tirés depuis le début de l’année par les achats chinois, en particulier par les importantes acquisitions du State Reserve Bureau qui gère les stocks stratégiques. Dans le cuivre, ses achats représentaient pas moins de 3% de la production mondiale. Ces mouvements ont grandement participé au rebond des cours des métaux de base. La cotation à 3 mois de la tonne de métal rouge est en particulier repassée au-dessus des 5 000 dollars, s’étant appréciée de près de 70 % depuis fin 2008. 

Ces achats de métaux et le maintien de la production sidérurgique à un niveau élevé ont de plus provoquée une sensible augmentation des importations de minerais et de concentrés. Plus compétitifs que le minerai de fer chinois, cher à extraire et de mauvaise qualité, les mineurs australiens et brésiliens ont augmenté leurs parts de la consommation chinoise. Une situation similaire dans le charbon à coke et même dans le charbon thermique, ainsi que pour les concentrés de métaux de base. La Chine à elle-seule maintient ces marchés à l’équilibre – avec bien sur les fortes réductions de l’offre décidées par les mineurs – alors que la demande s’est effondrée dans les pays industrialisés.

 

 

 


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