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L'aluminium européen en mal d'énergie

Le 04 février 2010 par Daniel Krajka

La survie de la filière européenne de l'aluminium est menacée par la Commission.

Tombée de 14 % en 2005 à 11 % l'an dernier, la part de l'Europe des 27 dans la production globale d'aluminium va encore chuter... si la Commission européenne met à exécution ses menaces contre les subventions au prix de l'électricité dont bénéficiaient jusqu'ici les aluminiers.

L'Europe des 27 doit déjà importer 5 des 12,5 millions de tonnes d'aluminium qu'elle consomme. La fin proche des deux tiers des contrats « long terme » pour les aluminiers met en danger le secteur en portant l'électricité facturée à un tarif plus de deux fois supérieur à la moyenne mondiale. « Le prix de l'électricité représente 35 à 40 % du coût d'un lingot », indique Patrick de Schrynmakers (lire l'entretien sur http://indices.usinenouvelle.com), le secrétaire général de l'Association européenne de l'aluminium.

Un aluminier grec vient ainsi de subir les foudres de l'Europe. « Nous devons nous assurer qu'Aluminium de Grèce n'a perçu aucun avantage économique déloyal par rapport à ses concurrents et qu'il a au contraire dû acquitter, comme toute autre entreprise, le prix du marché pour l'électricité et le gaz qu'il a achetés », a déclaré la commissaire à la Concurrence, Neelie Kroes. De son côté, l'américain Alcoa, condamné par Bruxelles à rembourser des aides sur le prix de l'énergie, affirme que ses usines italiennes perdent 8 millions d'euros par mois sans tarif préférentiel. Le groupe se préparerait donc à abandonner la Vieille Europe, en fermant 600 000 tonnes de capacités. Il vient par ailleurs de s'associer au saoudien Ma'aden dans un projet d'une capacité de 740 000 tonnes, pour 10,8 milliards de dollars. En Allemagne, l'usine Norsk Hydro de Neuss serait aussi menacée.

Au total, en Europe, plus de 1 million de tonnes de capacités pourraient fermer. La production d'aluminium primaire et secondaire emploie 35 000 salariés. Et, dans l'industrie de transformation de ce métal, « pas moins de 215 000 emplois directs et autant d'emplois indirects en dépendent », rappelle Patrick de Schrynmakers.

 


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