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L’aluminium, entre Chine et coût de l'énergie

L’aluminium, entre Chine et coût de l'énergie
DOSSIERS  La demande chinoise toujours très forte et un coût de l’énergie qui ne mollit pas empêchent les cours du métal léger de dévisser.

Deux thèmes récurrents ont agité la 26ème Conférence internationale sur l'Aluminium, organisée à Paris du 7 au 9 septembre derniers par le Metal Bulletin. Les cours du métal léger restent soutenus par des coûts de production poussés à la hausse par des prix élevés de l’énergie et l’importance grandissante de la Chine et des autres pays émergents pour ce marché.

Selon les différents intervenants à la conférence, le prix de l’énergie représente jusqu’à la moitié des coûts de production de l’aluminium.

Quant à l’importance des pays émergents pour ce marché, leur part dans la demande mondiale est de plus du double de celle combinée des pays industrialisés – Europe de l’Ouest, Etats-Unis et Japon –.

 

Pas étonnant dans ces conditions que les inquiétudes suscitées par les dettes souveraines, la chute des valeurs boursières et le fort ralentissement de la croissance qui agitent les pays de la zone OCDE n’aient eu que des répercussions limitées sur la demande globale et donc sur le cours de l’aluminium. Le métal léger, qui n’a que peu profité de l’envol des prix des métaux de base, se trouve protégé par un prix de vente proche des coûts de production des alumineries marginales chinoises.

Les importants stocks détenus dans les entrepôts du LME sont toujours peu disponibles, bloqués par des accords financiers, alors que la puissance de la demande chinoise se traduit par des cours à Shanghai nettement supérieurs à ceux de Londres.

 


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