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Ambatovy commencera à produire du nickel en 2010

Le 25 février 2010 par Daniel Krajka
* Mots clés :  Les Bilans 2009


Le projet malgache nickel-cobalt d’Ambatovy, géré par Sherritt International, entrera en activité d’ici à la fin de 2010.

 

En annonçant ses résultats pour 2009, le groupe minier canadien Sherritt International a confirmé que son projet de complexe minier d’Ambatovy serait finalisé avant la fin de l’année. Le gisement de nickel et de cobalt est détenu à 40% par Sherritt, qui en est l’opérateur, et à hauteur de 27,5% chacun, par Sumitomo Corp et Korea Resources, alors que les 5% restants sont détenus par le responsable de l’ingénierie du projet, le canadien SNC-Lavalin.

 

Situé à 80 kilomètres à l’est de la capitale du pays, Antanarivo, Ambatovy détient, selon ses promoteurs, 125 millions de tonnes d’un minerai latéritique d’une teneur de   1,04% de nickel et de 0,099% de cobalt contenus. La mine devrait assurer pendant 27 ans une production annuelle de 60 000 tonnes de nickel et de 5 600 tonnes de cobalt. Comme pour les autres grands projets nickélifères utilisant l’hydrométallurgie, ses coûts d’investissement ont explosé et atteignent 4,52 milliards de dollars, pratiquement le double de ce qui était envisagé initialement.

 

Les troubles politiques qui ont agité la grande île n’ont pas eu de répercussions sur l’avancement du projet, se réjouit Sherritt dans un communiqué. « Nous somme particulièrement à l’aise tant en terme de délais que de coûts et, en fait, nous nous apprêtons à envisager au-delà de l’achèvement de la partie mécanique du projet, pour nous concentrer sur sa montée en puissance afin de commencer à produire métal et profits », explique le mineur canadien.

 

Des résultats positifs

 

Après une perte nette de plus de 500 millions de dollars au quatrième trimestre 2008 – provoquée par une dépréciation de l’écart d’acquisition, « goodwill impairment » sur le projet Ambatovy – le groupe est sorti du rouge au quatrième trimestre 2009 avec un bénéfice net de 45,8 millions. Son chiffre d’affaires pour le denier trimestre n’est que marginalement inférieur à celui de l’année précédente à 360,3 millions de dollars. Ses ventes de nickel et de cobalt ont reculé de respectivement 2 et 3,4% à 9,3 et 1 millions de livres. Sa production de charbon-vapeur augmente légèrement, alors que celle de pétrole brut a reculé. L’amélioration des résultats est principalement due à la nette augmentation des cours du nickel.

 

Pour l’ensemble de l’année 2009, Sherritt affiche un résultat positif de 85,7 millions de dollars contre une perte nette de 289,7 millions en 2008, malgré un chiffre d’affaires en baisse de 8,6% à 1,4 milliard de dollars. Une augmentation du volume de ses ventes de nickel (33 599 tonnes) et de cobalt (3 721 tonnes) a en partie compensé un sensible recul des prix moyens des deux non-ferreux. Pour 2010, le groupe table sur un niveau de production sensiblement égal à celui de 2009. Les investissements de Sherritt, 1,439 milliard de dollars, seront en ligne avec ceux de 2008.

 


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