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Vers une fusion Glencore-Xstrata

Le 02 février 2012 par Daniel Krajka
* Mots clés :  Commodités


La nouvelle entité deviendrait le nouveau numéro cinq du secteur minier, particulièrement importante dans le charbon thermique, le zinc et le cuivre.


Longtemps envisagée, annoncée, démentie, la fusion entre les deux géants de la mine basés en Suisse, Xstrata et Glencore, pourrait finalement se concrétiser sous forme d’un échange d’actions. Le zougois a confirmé être en pourparlers avec Glencore, qui est lui domicilié à Barr. Principalement groupe de négoce et de courtage, même s’il détient également des mines, Glencore contrôle 34% du capital de Xstrata. Les deux groupes ont des capitalisations proches, 30 milliards de livres (45 milliards de dollars) pour Glencore et 33 milliards de livres (50 milliards de dollars)  pour Xstrata.  

 

La fusion des deux groupes créerait un géant de près de 80 milliards de dollars – il faut exclure la participation de Glencore dans Xstrata avant d’additionner les capitalisations des deux groupes –, à la fois acteur majeur de l’industrie minière et plus important trader de produits miniers et de métaux. Les dirigeants des deux groupes se seraient mis d’accord sur la répartition des responsabilités, croit savoir le Financial Times. Mick Davis, le patron de Xstrata, deviendrait directeur exécutif de la nouvelle entité, Ivan Glasenberg, son homologue à la tête de Glencore, se contentant du poste de numéro deux. Mais la composition de son conseil d’administration n’a pas encore été décidée précise le quotidien saumon.

 

Xstrata a officiellement informé avoir été approché par son compatriote, soulignant toutefois qu’une offre n’était pas certaine. Glencore est à l’initiative de la formation de Xstrata en 2002 après lui avoir vendu ses actifs dans le charbon en 2001. Xstrata s’est ensuite développé rapidement à grands coups d’OPA, achetant notamment la société nickélifère canadienne Falconbridge en 2006 pour 23 milliards de dollars.

 

Depuis au moins 5 ans Glasenberg s’est prononcé en faveur d’une fusion à laquelle Davis résistait, arguant qu’il était difficile d’estimer la valeur du trader en raison de sa structure opaque. L’introduction en bourse d’une partie du capital de Glencore pour 10 milliards de dollars en mai dernier a probablement levé cette objection. Glasenberg mettait en avant la complémentarité des deux groupes et leurs synergies potentielles.

 

La nouvelle entité deviendrait avant tout un nouveau mineur géant diversifié avec pas plus de 19% de ses revenus issus du trading. Sa capitalisation le placerait au cinquième rang des sociétés du secteur derrière les anglo-australiens BHP Billiton et Rio Tinto, le brésilien Vale et le chinois Shenhua Energy, mais devant Anglo American. Il contrôlerait en particulier 32% du marché du charbon thermique, 15% de la production de zinc et serait le numéro trois du cuivre derrière Codelco et Freeport-McMoRan. Cette fusion, la plus importante réalisée dans le secteur minier, serait la première OPA d’envergure du secteur depuis le double échec de BHP Billiton sur Rio Tinto en 2008 d’abord, puis dans sa tentative sur Potash Corp.

 

Les marchés ont salué l’annonce avec une hausse à deux chiffres pour Xstrata, plus modeste pour Glencore.



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