imprimer Ajouter à vos favoris envoyer à un ami Ajouter à mes favoris Delicious Partager cet article avec mon réseau profesionnel sur Viadeo linkedin Partager cette page sous Twitter S'abonner au flux RSS de Indices et Cotations

Production record pour Rio Tinto en 2014

Le 20 janvier 2015 par Myrtille Delamarche
* Mots clés :  Mines, Matières premières
Riotinto_dr
Riotinto_dr

Rio Tinto ouvre le bal des rapports annuels des miniers avec une production en hausse de 17% en 2014. Le deuxième producteur mondial de minerai de fer (derrière le brésilien Vale)  affiche pour la première fois des ventes supérieures à 300 millions de tonnes (dont 295 Mt extraites et 8Mt déstockées). Sur le seul 4e trimestre, la production est en hausse de 12%.

 

Aux prises avec un autre géant – Glencore Xstrata – qui n’attend qu’un faux-pas pour réitérer son offre de rachat (au plus tôt en avril), Rio Tinto ne peut actuellement se permettre aucune concession quant aux dividendes qu’il versera à ses actionnaires, dont il doit s’assurer le soutien en cas de nouvelle OPA. L’annonce de résultats financiers attendue le 13 février devrait confirmer soit une proposition de rachat d’actions, soit une prime versée sous la forme de dividendes exceptionnels. Et ce malgré une baisse du bénéfice, que les analystes estiment à 10%,  en raison de  la baisse des prix du minerai de fer.

 

Rio prévoit pour 2015 une nouvelle hausse de production, évaluée à 10%, notamment grâce à une extension de ses opérations australiennes, pourtant sévèrement touchées par le ralentissement de la demande chinoise.

 

Un chiffre d’affaires plus concentré que son minerai

 

Le fer représente 90% du chiffre d’affaires du groupe, et seul le cuivre (en hausse de 4%) fait office de diversification symbolique, tandis que la production a chuté sur la plupart des autres matières. Le secteur d’activité le plus sévèrement touché étant le charbon, en chute de 31%.

 

Qu’importent, donc, le surplus mondial, la baisse des prix de minerai de fer qui a perdu près de la moitié de sa valeur sur l’année 2014 et les analystes de Citi qui anticipent une nouvelle baisse, plus modérée, en 2015. Rio Tinto poursuit sa stratégie. Il faut reconnaître que les coûts de production du minier anglo-australien (parmi les plus bas du secteur) lui permettent de jouer l’individualisme et de supporter cette situation plus sereinement que ses concurrents.

 

Mais Vale et BHP Billiton poursuivent la même stratégie d’augmentation des capacités, espérant étouffer ainsi les petits producteurs en augmentant leurs parts de marché plutôt que leurs marges (une stratégie proche de celle de l'Arabie saoudite sur le pétrole). Mais la chute récente des cours du brut offre un répit à ces derniers, en abaissant leurs coûts énergétiques. Selon la banque australienne Macquarie, les produits pétroliers représentent 37% des coûts opérationnels du minerai de fer.

 

Simandou avance à pas comptés

 

Après avoir réussi à atteindre ses objectifs de réduction de dette – un préalable à toute augmentation des dividendes – le groupe minier avance prudemment sur le projet géant de Simandou en Guinée, où il prévoit la mise en place d’un consortium chargé de lever les capitaux nécessaires pour épargner ses fonds propres. Rio Tinto affirme avoir perdu 12 millions de dollars dans son partenariat avec Vale en Guinée.


Une question ? nous contacter


À la une
© L'Usine Nouvelle    - Publicité- Conditions générales d'utilisation