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Le permis minier sous-marin de Chatham Rock invalidé par l’Autorité de protection de l’environnement de la Nouvelle-Zélande

Le 25 février 2015 par Myrtille Delamarche
* Mots clés :  Mines, Matières premières
Chatham Rock Phosphate exploration
Chatham Rock Phosphate exploration
Chatham Rock Phosphate

C’est le second projet d’exploitation des ressources minérales du plancher océanique que l’agence environnementale néo-zélandaise refuse de valider en moins d’un an, après celui présenté par Trans Tasman Resources pour l’exploitation de sables ferrugineux en 2014. Chatham Rock Phosphate hésite à présenter une nouvelle demande de validation de son permis minier.

 

La Nouvelle-Zélande a failli devenir un pays pionnier dans l’extraction minière sur le plancher océanique dans sa zone économique exclusive (ZEE). Mais le second refus de l’Environment Protection Authority (EPA) de valider un permis minier accordé par les autorités locales jette le trouble parmi les porteurs de projets similaires. Au point que le gouvernement envisage d’amender la législation afin qu’elle n’entrave pas le développement économique.

 

Car ce second refus consécutif de valider un permis rendra « difficile, voire impossible, pour les compagnies d’attirer des capitaux pour de nouveaux projets en Nouvelle-Zélande », a réagi le directeur de Chatham Rock Phosphate, Chris Castle, dans le New Zeland Herald. La société minière avait pour projet la collecte de nodules contenant des phosphates sur une zone de 450 km2, à une profondeur de 250 à 450 mètres, au large de Canterbury. La production projetée devait s’élever à 1,5 million de tonnes de nodules de phosphorite par an.

 

« Dommages permanents »

 

Le projet de Chatham Rock provoquerait « des dommages significatifs et permanents sur l’environnement benthique [organismes fixés sur le plancher océanique, ndlr] existant », affirme l’EPA. Une affirmation que rejette la minière, qui affirme être prête à prendre toutes les précautions nécessaires pour préserver les espèces concernées. Les associations environnementales, globalement opposées à toute exploitation des fonds sous-marins, se félicitent  d’une décision « logique » et « sage », tout en reconnaissant que la société a mené une consultation « exemplaire » de la société civile et travaillé dur pour prendre en compte l’environnement dans lequel elle travaillerait.

 

Chatham réfute également les éléments financiers parus dans la presse locale, qui évaluent son point-mort à un prix de marché de 169 dollars la tonne. « Le coût d’exploitation correspondant à peu près au coût actuel de transport en provenance du Maroc, il faudrait que le prix s’approche de zéro pour que nous ne soyons plus compétitifs sur le marché local », affirme Chris Castle dans un communiqué sur le site de Chatham Rock.

 

Une valorisation en chute de 85%

 

« La semaine dernière, la société valait 40 millions de dollars néo-zélandais (30 millions de dollars US). Aujourd’hui, elle en vaut deux », constate, dépité, Chris Castle. Deux millions, c’est le prix auquel était valorisée sa société, alors qu’elle n’avait en main qu’un projet et un permis d’exploration. Depuis elle avait levé 33 millions auprès d’actionnaires et vu son permis d’exploitation validé par les autorités néo-zélandaises. L’agrément de l’EPA devait être la dernière étape avant le développement du projet.

 

Chatham Rock écarte a priori l’idée d’un appel, qui doit être interjeté dans les 15 jours, mais envisage de re-présenter son projet s’il acquiert la certitude qu’il pourra être examiné par un comité « compétent ». Une compétence que la minière ne reconnaît pas au comité actuel de l’EPA.


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