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La chute des oléfines

Le 30 octobre 2008 par Rédaction L'Usine Nouvelle
* Mots clés :  Societe Generale
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Malgré une demande en hausse, l'augmentation des capacités va déséquilibrer les marchés du polypropylène et du polyéthylène.

L'industrie des plastiques n'est pas immunisée contre la rapide détérioration du climat global des affaires initiée par la crise financière, met en garde la Société générale. Les cotations moyennes du polyéthylène basse densité (LL) et du polypropylène (PP) devraient reculer au 4e trimestre de respectivement 16 et 14 % par rapport au précédent, prévoit Sebastian Castelli, l'analyste spécialisé de la banque. A tous les niveaux, les acteurs du secteur dépendent du crédit pour financer leurs opérations, alors que les utilisateurs finaux des plastiques seront affectés par la récession.

Issues massivement du pétrole, les oléfines ont subi les aléas de l'envol des cours de l'or noir et de leur forte volatilité, rappelait llana Djelal, le responsable de la branche européenne éthylène et polyéthylène de Platts. La combinaison de cours du pétrole élevés, d'un dollar faible et d'un environnement économique en récession a créé les conditions d'une « tourmente inexorable ».

La pétrochimie entraînée dans une phase baissière

Le prix moyen du naphta en Europe avait augmenté de 40 % depuis 2007, mais la chute de confiance des utilisateurs finaux a probablement déjà entraîné la pétrochimie dans la phase baissière du cycle. L'augmentation des prix avait en effet coïncidé avec un vigoureux mouvement de développement des capacités, qui devraient croître entre 2009 et 2011 de 7,3 % en moyenne, contre 3,8 % entre 2005 et 2008, a calculé Platts, soulignant le doublement de la part du Moyen-Orient. Conséquence, leur taux d'utilisation devrait passer sous les 90 % dès l'an prochain, pour tomber sous les 85 % en 2011, estime Ilana Jelal.

Depuis les sommets de juillet, les prix des contrats plastiques cotés sur le LME ont brusquement décroché dans le sillage du prix spot de l'éthylène. Une tendance qui devrait se poursuivre, avec un cours moyen du LL retombant à 1 251 dollars en 2009 (son niveau de 2007) et à 1 126 dollars en 2010. Pour sa part, la baisse du PP sera moins rapide, celui-ci ne retrouvant son niveau de 2007, à 1 255 dollars, qu'en 2010, après un seuil à 1 361 dollars en 2009.

Daniel Krajka

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