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La fusion Glencore Xstrata en grand danger.

Le 30 août 2012 par Daniel Krajka
* Mots clés :  Commodités


 

Outre le fonds Qatari, le fonds de retraite norvégien s’oppose également à la fusion entre les deux groupes helvétiques Glencore et Xstrata. L’opération ne pourra se faire sans leur accord.


Qatar Holding n’est plus le seul fonds souverain à s’opposer aux termes du projet de fusion entre la firme de trading Glencore et la compagnie minière Xstrata. Norges Bank Investment Management (NBIM), qui gère le Government Pension Fund Global – le fonds de retraite du gouvernement norvégien alimenté par ses revenus pétroliers – a discrètement indiqué son opposition à l’opération, rapporte le Financial Times. Contrairement aux Qataris qui ont publiquement demandé que Glencore réévalue son offre, les Norvégiens n’ont pas pris de position publique.

Mais, à l’exemple de Qatar Holding, NBIM a augmenté sa participation dans Xstrata. Le fonds norvégien détient désormais 87,8 millions d’actions Xstrata, soit 2,9% de son capital. Fin juin, il ne possédait encore que 51 millions d’actions. Cet achat lui a coûté environ 500 millions de dollars. Le fonds qatari, qui ne détenait que 2,2% des actions de la compagnie minière lorsque le projet de fusion a été rendu public, en contrôle désormais 12%. Derrière Glencore, 14%, Qatar Holding est devenu le deuxième actionnaire de Xstrata, devant le gestionnaire de fonds basé aux Etats-Unis Black rock et NBIM.

Les deux fonds souverains disposent donc de fait d’un droit de véto sur la fusion. Glencore ne pouvant voter sur l’opération, il suffirait que des actionnaires détenant 16,5% du capital de Xstrata s’y opposent pour faire capoter la fusion. Dans les faits, en prenant en compte ceux qui vont s’abstenir ou ne pas participer à l’assemblée du 7 septembre, les deux fonds, avec leurs près de 15% du capital, ont le pouvoir de décision sur le projet.

Ivan Glasenberg, le patron de Glencore, dispose désormais de deux semaines pour convaincre Ahmad al-Sayed et Yngve Slyngstad, les deux directeurs des fonds souverains. Dans une période où les prix des matières premières reculent suite à la chute de la demande provoquée par le ralentissement de la croissance, la maison de commerce comme Glencore est peut-être mieux armé qu’une compagnie minière pour résister, pourra-t-il argumenter. Il n’a en tout cas aucune envie de réévaluer son offre. « Ils ont augmenté leur participation après l’annonce  (de la fusion), ce qui signifie qu’ils ont apprécié le projet », a-t-il souligné, réaffirmant qu’il ne voulait pas surpayer. 



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