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L'exploration ne redémarre pas

Le 06 mai 2014 par Daniel Krajka
* Mots clés :  Mines


Le recul des prix des métaux conjugué à des difficultés de financements a provoqué une forte réduction de l'activité d'exploration par les petites compagnies spécialisées.

 


Les introductions en bourse sont de retour. Au cours du premier trimestre 2014, elles ont déjà dépassé les 40 milliards de dollars, ayant plus que doublé par rapport au premier trimestre 2013. Ce rebond est encore plus important en Europe où les sociétés ont levé trois fois plus en bourse qu'il y a un an. Toutefois, le nombre d'introductions continue de décroitre, ce qui signifie que ce sont les grands groupes qui profitent de ces opérations. Ceux de taille modeste peinent toujours à trouver ce type de financement.

Ces difficultés, conjuguées au recul des prix des minerais et des métaux a sensiblement réduit l'activité de forage. Avec juste 856 forages au premier trimestre 2014, l'exploration n'est qu'à 56% de ce qu'elle était il y a un an, quand on avait enregistré 1 517 forages. Il y a deux ans, rappelle le rapport, le nombre de forages montait à 2 465. C'est la recherche de gisements aurifères qui se taille la part du lion avec la moitié de l'activité. Dans le cuivre, l'exploration est également en chute libre avec 128 forages en début d'année contre 200 il y a un an. Le recul est généralisé mais l'activité résiste mieux en Amérique du Nord et dans la zone Asie-Australie. Cette baisse du nombre de forages a provoqué une nette diminution des nouvelles ressources identifiées.

Le secteur des commodités a également subi les conséquences d'un retrait brutal des grandes banques d'affaires. Les plus grands noms, JPMorgan Chase, Deutsche Bank, Morgan Stanley, UBS, Royal Bank of Scotland, Barclays, Goldman Sachs…ont soit abandonné ce secteur, soit fortement réduit leur activité. L'attractivité des mines et des métaux a également baissé suite à la baisse des prix provoquée notamment par le ralentissement de la croissance chinoise, et donc de sa consommation de matières premières.

Dans le secteur minier, indique le dernier rapport de SNL Metals & Mining, les introductions ont rapporté 6,98 milliards de dollars au cours du premier trimestre 2014, plus que les 6,55 milliards récoltés un an plus tôt, mais largement moins que les 9,76 milliards du quatrième trimestre 2013. Quant aux sociétés d'exploration, elles n'ont trouvé que 1,62 milliard au premier trimestre 2014, 300 millions de moins que l'année précédente et plus de 350 millions de moins que fin 2013.
 

 


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