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Afrique du Sud, faire fortune en creusant

Le 01 octobre 2012 par Daniel Krajka
* Mots clés :  Mines

Une liste des Sud-Africains les plus riches montre que la mine et la métallurgie sont  toujours importantes et que la fin de l’apartheid a changé la vie de certains.

 

La dernière liste des vingt personnes les plus riches en Afrique du Sud, publiée par l’hebdomadaire sud-africain Sunday Times, montre que leur richesse combinée – 134 milliards de rands, soit 16,18 milliards de dollars – a progressé de 8% sur un an. La liste a été établie en utilisant les cours du Johannesburg Stock Exchange. Les fortunes n’incluent pas le foncier, le numéraire et autres investissements non cotés. 
 
Les détenteurs de compagnies minières, métallurgiques et sidérurgiques ont vu leur portefeuille se déprécier fortement au cours de l’année passée. En tête de liste pour la deuxième année consécutive, Patrice Motsepe, le patron de la compagnie minière African Rainbow Minerals, a subi une décote de 13% de sa fortune estimée à 20,07 milliards de rands. La valeur des 38% d’ArcelorMittal [Afrique du Sud] détenus par Lakshmi Mittal, numéro trois de la liste, a baissé de 38% à 13 milliards de rands. En quatrième position, l’héritier de la famille Oppenheimer, Nicky, a vu les 2,3% qu’il détient dans Anglo American se déprécier de 19% à 9 milliards de rands. Toutefois, grâce aux 40% de De Beers qu’il a vendu à Anglo, il serait à la tête d’une fortune de 57,7 milliards de rands, estime le magazine Forbes, ce qui en fait le plus riche sud-africain. Un autre héritier, Desmond Sacco, est un actionnaire majeur du groupe minier Assore. 
 
Si la black economic empowerment, la politique d'émancipation économique de la population noire menée par le gouvernement sud-africain, n’a guère amélioré la situation des travailleurs noirs, elle a tout de même permis à certains d’entrer dans… le cercle fermé des grandes fortunes. Outre Patrice Motsepe, Cyril Ramaphosa, l’ancien dirigeant du NUM, le syndicat des mineurs, a vu la valeur de ses investissements – Assore, Bidvest, Mondi, MTN, SABMiller et Standard Bank – bondir de 39% à 3,1 milliards de rands. Et c’est sans compter ce qu’il détient à travers son fonds d’investissements Shanduka – des participations dans le producteur de platine Lonmin et dans McDonald’s – ainsi qu’une coentreprise dans le charbon avec le trader Glencore. Un mineur de fonds sud-africain devrait accumuler pas moins de 20 667 années de labeur pour gagner les 3,1 milliards de rands amassés par l’ancien dirigeant syndical. 
 
C’est encore un groupe minier Exxaro, qui a fait la fortune de Sipho Nkosi et de Zweli Mntambo, à hauteur de 2 milliards de rands environ chacun. Avant de devenir ministre de l’Habitat et de mettre ses biens dans un blind trust – une société sans droit de regard – Tokyo Sixwale était actif dans le diamant, les mines de platine et le pétrole. Sa fortune estimée à 2 milliards l’aurait placé au 23e rang de la liste.


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