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Le caoutchouc ivoirien rate ses objectifs

Le 19 mai 2011 par Pascal Coesnon


La filière subit les contrecoups de la crise post-électorale.

La production ivoirienne de caoutchouc s’élèvera entre 220 000 et 230 000 tonnes cette année, contre une précédente estimation de 245 000 tonnes, regrette Akpangi Attroba, le secrétaire général de l’Association des professionnels du caoutchouc naturel de Côte d’Ivoire (Apromac). En 2009 et 2010, le pays des Eléphants avait récolté respectivement 205 000 et 227 000 tonnes de gomme. Premier producteur africain, la Côte d’Ivoire ne compte toutefois que pour un peu plus de 2 % de l’offre mondiale.
 
« Nous avions promis une grande quantité de caoutchouc naturel à nos clients, mais ils seront obligés de se contenter de plus faibles volumes, reconnaît-il. En raison de la crise (post-électorale), les planteurs n’ont pas préparé les hévéas en mars pour procéder aux saignées en avril. Nous avons donc raté le mois d’avril. » Un retard que la filière ne sera pas capable de rattraper d’ici à la fin de l’année. « Nous espérons que la situation sécuritaire s’améliore sinon la baisse pourrait être encore plus importante. » Selon Attroba, de nombreux hommes armés circulent encore dans le pays, empêchant les planteurs et les agronomes de se rendre dans les plantations de peur d’être attaqués.
 
L’objectif de planter 12 000 hectares de nouvelles plantations cette année ne sera pas plus atteint. « Nous avons pris beaucoup de retard dans la préparation des terres et les pluies sont déjà arrivées », déplore Attroba. Le programme gouvernemental d’augmentation de la production prévoyait de renouveler 300 000 hectares de plantations d’hévéas déjà existants et de planter 300 000 hectares supplémentaires d’ici à 2018, pour atteindre une production de 600 000 tonnes à l’horizon 2025.
 
« Comme pour les autres secteurs, nous avons été affectés par la crise. Nous avons été dans l’impossibilité de remplir nos contrats à l’exportation. » La Côte d’ivoire exporte principalement vers la France, l’Italie, la Belgique, la Chine et la Malaisie. Selon les statistiques portuaires, 51 574 tonnes de caoutchouc ont été embarquées au premier trimestre, contre 57 514 tonnes l’année précédente. Les embarquements, qui avaient été suspendus à la mi-mars, ont repris à la fin du mois d’avril.

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