imprimer Ajouter à vos favoris envoyer à un ami Ajouter à mes favoris Delicious Partager cet article avec mon réseau profesionnel sur Viadeo linkedin Partager cette page sous Twitter S'abonner au flux RSS de Indices et Cotations

La Chine fait reluire l’acier inoxydable

Le 26 mars 2010 par Daniel Krajka


Acerinox

Tirée par la Chine, la production mondiale d’Inox se reprend progressivement. Un rebond qui pousse son prix à la hausse.

 

L’International Stainless Steel Forum (ISSF) vient d’annoncer les chiffres provisoires de la production globale d’acier inoxydable en 2009. Celle-ci a enregistré un repli de 5,2% à 24,6 millions de tonnes (Mt). Ce recul a été moins profond qu’attendu, note l’organisme qui pointe également sur les importantes disparités entre les différentes régions, liées à la « réalité différenciée du retournement économique global, qui a vu certains pays et certaines régions plus affectées que les autres ». De même, la reprise a bénéficié de manière inégale aux différentes zones.

 

La Chine a en particulier, et comme pour les autres commodités, conforté sa place de premier producteur d’Inox avec une part qui atteignait 35,8% de l’offre globale en 2009. En hausse de 26,8% elle a culminé à 8.81 Mt. Tirée par son grand voisin, la production de Taïwan a posté une hausse de 13%, alors que celle de la Corée est restée stable. Par contre les productions du Japon et de l’Inde n’ont pas échappé à la tendance baissière, reculant de respectivement 27 et 11%. Hors Chine, la production asiatique s’établit à 7,13 Mt, enregistrant une baisse de 11,6%. La part globale de l’offre asiatique représente désormais près des deux tiers de l’offre mondiale, exactement 64,8% contre 57,9% en 2008.

 

Première région productrice jusqu’en 2008, la zone Europe Occidentale-Afrique a perdu sa prééminence en raison d’une chute de 22% de sa production en 2009 à 6,45 Mt. En 2006 l’Europe-Afrique représentait plus de 35% de l’offre mondiale avec une production proche de 10 Mt. La situation s’est toutefois sensiblement améliorée en fin d’année. La production au premier trimestre 2009 avait chuté de 46% en un an à 1,31 Mt. Au quatrième elle avait rebondi sur un an de 20,9% à 1,81 Mt. Une reprise en ligne, mais nettement plus modérée, avec une offre globale qui était en baisse de 34,5% en début d’année, mais en hausse de 38% au quatrième trimestre – un rebond spectaculaire en partie dû à l’effondrement de la production l’année précédente –   après avoir déjà repris 11% au troisième.

 

Autre région majeure de l’Inox, les Amériques ont vu leur production combinée reculer de 15,4% en 2009 à 1,96 Mt, après une autre baisse sensible de 11,1% en 2008. En 2006, cette zone produisait 2,95 Mt d’acier inoxydable, ce qui représentait alors 10% de l’offre mondiale.

L’année 2009a également enregistré, selon l’ISSF, une nouvelle hausse de la part des aciers au chrome (séries 400) dans l’offre globale d’Inox. Ceux-ci, en hausse régulière, représentent 27,7% du marché au détriment des aciers chrome-nickel (séries 300) dont la part a été réduite à 60,6% et des aciers chrome-manganèse (séries 200), 11,6%.

 

Perspectives 2010

 

En 2010, affirmait Liu Weiguo, le président de l’association de l’industrie des ferroalliages, lors d’une conférence organisée à Hong Kong par le Metal Bulletin, la production globale d’acier inoxydable devrait culminer à 27 Mt enregistrant une hausse comprise entre 7 et 10%. La Chine va renforcer ses efforts pour ajuster sa production d’Inox, réduisant les séries 200 et augmentant les séries 300 et 400, qui ont un contenu supérieur de nickel et de chrome, pour réduire le gaspillage de ressources », a expliqué Liu Weiguo.

 

Sur un an, indique la Société générale, le prix de la tonne de la bobine de laminé à froid (304) a regrimpé de près d’un tiers, pour un prix moyen attendu à 2 318 euros au premier trimestre 2010. Poussé par la remontée du prix du nickel, l’Inox devrait continuer de s’apprécier, prévoit Alain William, un analyste de la banque française, qui prévoit un prix de 2 892 euros en fin d’année pour un prix moyen de 2 721 dollars, pour l’ensemble de l’année, proche de celui de 2008. Pour 2011 la hausse devrait se poursuivre pour atteindre les 3 134 euros, en retrait toutefois par rapport au record de 2007 à 3 828 euros quand le cours du nickel s’était envolé au-dessus de 50 000 dollars la tonne.


Une question ? nous contacter


À la une
© L'Usine Nouvelle    - Publicité- Conditions générales d'utilisation - RSS -