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Le G20 attendu sur la volatilité des prix alimentaires…

Le 03 novembre 2011 par Lilly Thomann


Alors que la Terre atteint une population de 7 milliards d’individus, une question primordiale perdure : comment les plus pauvres parviendront-ils à se nourrir avec des prix alimentaires qui ne cessent d’augmenter ? Le président de la Banque mondiale a exhorté le G20 à trouver des solutions.

« La crise alimentaire est loin d’être finie, a déclaré Robert B. Zoellick, le président du groupe de la Banque mondiale. Les prix restent volatils et des millions d’êtres humains en subissent toujours les conséquences.» Le dernier rapport « Food Price Watch » de la Banque mondiale publié le 1er novembre est alarmant. L’indice des prix alimentaires a enregistré une hausse de 19 % par rapport à septembre 2010. Et les hausses les plus fulgurantes concernent les céréales, avec une hausse de 30 % en un an, ainsi que l’huile de soja qui a grimpé de 26 % sur la même durée. Surtout, les récentes inondations en Thaïlande (1er producteur mondial de riz), sans précédent depuis cinquante ans, pourraient renforcer les incertitudes à court terme, avec des pertes de production estimées entre 16 et 24 %.

La Banque mondiale se montre donc très soucieuse et exhorte le G20 à se concentrer sur une stratégie globale de relance de la croissance qui bénéficierait également aux pays les plus pauvres non-membres du club du G20. « Le G20 de Cannes peut et doit prendre des mesures pour répondre à leurs besoins », a martelé Robert B. Zoellick, entre autres, l’amélioration de la transparence et de la coordination des politiques afin de déceler très en amont les éventuels problèmes. Une aide aux pays pour gérer la fluctuation des prix en s’appuyant sur des instruments plus efficaces de gestion des risques serait également de rigueur, ainsi que la promotion d’une agriculture plus productive et plus résiliente et l’acheminement rapide de vivres aux populations dans le besoin, en puisant dans les réserves régionales d’aide alimentaire d’urgence et en acceptant la levée des interdictions d’exportation de nourriture pour le Programme alimentaire mondial.

Le bilan en demi- teinte de la FAO

Les chiffres du dernier bulletin de la FAO (Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture), qui s’appuie sur leur propre base de données disent la même chose à quelques détails près que la Banque mondiale. L'indice des prix alimentaires s'est établi à 216 points en octobre, chutant à son niveau le plus bas en 11 mois, c'est-à-dire 4 % de moins qu'en septembre. Les prix sont néanmoins demeurés généralement plus élevés que l'an dernier, avec un pic atteint en avril. Le recul s’explique donc par la chute du cours international de toutes les denrées composant l’indice.

L’indice de l’Organisation des Nations unies des prix des céréales a été légèrement revu suite à la réintroduction du cours de la qualité indienne contenant 25 % de brisures dans le calcul de l’Indice FAO des prix du riz depuis la levée des exportations en juillet dernier. Il est de 5 % plus élevé par rapport à celui de l’an dernier à la même période.

Quelques denrées sortent de cette tendance. Notamment les oléagineux, dont la baisse des prix constatée depuis mars, s’accélère. Une baisse de 6% a été enregistrée depuis septembre. Cette évolution est due à d’abondantes récoltes de soja en Amérique du Sud, à d’excellents résultats en ce qui concerne l’huile de palme en Asie du Sud-Est et à la confirmation d’une production record de tournesol dans la région de la mer Noire. En plus, un fléchissement de la demande mondiale d’importation et à la pression à la baisse transmise par d’autres marchés, en particulier de celui des céréales agit en vase communiquant sur ces matières.

Les prix élevés des aliments mettent la pression sur les pays moins avancés (PMA) qui ont vu leur facture d'importations vivrières monter en flèche de près d'un tiers par rapport à l'an dernier, constate le rapport. Le coût mondial des importations alimentaires nationales devrait avoisiner les 1 300 milliards de dollars cette année.

Les deux rapports des deux organisations s’accordent sur un record des prix alimentaires en février dernier. Selon la Banque mondiale, les derniers chiffres publiés avoisinent de 5% ce maximum. La FAO, optimiste, table sur une récolte des céréales à un niveau jamais atteint en 2011, ses prévisions indiquent le maintien de prix relativement fermes sur ces produits, bien qu'à des niveaux réduits, encore pour une bonne partie de 2012. L’évolution serait également à la baisse quant au cours global des produits alimentaires.

Consulter le rapport

 

 


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