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Une inondation enflamme le cours de l'uranium

Le 25 octobre 2006 par Rédaction L'Usine Nouvelle
* Mots clés :  Areva Ci

Pour la deuxième fois en trois ans Cameco, le plus important producteur mondial d'uranium subi une inondation majeure sur son site de Cigar Lake au Saskatchewan.


Le premier producteur mondial d'uranium, le canadien Cameco a annoncé que sa mine de Cigar Lake, dans le Saskatchewan, qui contient le plus important gisement mondial d'oxyde d'uranium, avait subi une inondation majeure. C'est la deuxième fois en trois ans que ce site voit s'engouffrer les flots de la rivière Mc Arthur, toute proche. Ce site est détenu conjointement par le Canadien (50 %) associé au français Areva (37 %) et aux Japonais Idemitsu et Tokyo Electric.
Un éboulement de rochers a provoqué une irruption de l'eau dont le débit, estimé à 800 m³ par heure dépassait largement des capacités de pompages de 500 m³. Si, selon Cameco, les capacités globales du complexe qui représentent prés de 20 % des réserves mondiales ne devraient pas être affectées, les délais d'ouverture du nouveau projet prévu pour 2008 devraient souffrir un retard d'au moins un an. De plus, prévient l'entreprise, les coûts de l'investissement seront alourdis sans qu'il soit possible actuellement d'estimer leur augmentation. Ces coûts, initialement de 300 millions de dollars étaient déjà grimpés à près de 550 millions.  
Si cette inondation a entrainé un recul de l'action Cameco de plus de 10 %, elle a par contre dopé le cours de la livre d'uranium qui atteint 56 dollars. Craignant un délai de trois ans pour la mise en service de la mine, certains analystes tablent même sur un cours de 100 dollars dans les années à venir. Une perspective qui a provoqué l'envol des actions des sociétés ayant des projets dans l'uranium. Toutefois, rappelle John Redstone, analyste du broker montréalais Desjardins Securities, toute pénurie serait compensée par les 20 000 à 25 000 tonnes de stocks détenus par la World Nuclear Association.
En Namibie c'est une grève qui perturbe la production d'uranium. Depuis deux jours la mine de Rossing, qui appartient à Rio Tinto, est arrêtée par un arrêt de travail considéré comme illégal par la direction du puits. Les opérateurs en grève, qui réclament une revalorisation de leurs salaires et une révision de leurs coefficients professionnels, perturbent l'approvisionnement d'un marché pour lequel Rossing représente 7,7 % des livraisons.
Daniel Krajka 


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