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Total est confiant dans la vente de sa raffinerie de Lindsey

Le 26 mai 2010
* Mots clés :  Exclusif, Dépêches Reuters

EXCLUSIF  DéPêCHES REUTERS  LONDRES/PARIS (Reuters) - Total pense pouvoir vendre sa raffinerie britannique de Lindsey dans "de bonnes conditions" et n'envisage pas de la fermer, déclare Jean-Jacques Mosconi, directeur de la stratégie de la compagnie pétrolière française.

Le dirigeant a ajouté, lors d'un entretien accordé à l'occasion d'un sommet sur l'énergie organisé par Reuters, que la stratégie d'acquisitions de Total consistait toujours à viser des actifs et non des sociétés.

 

"Nous pensons que nous serons capables de vendre (Lindsey) et nous avons de bonnes raisons de croire que nous le ferons dans de bonnes conditions mais, dans le cas où nous ne pourrions pas le faire, nous n'avons pas l'intention de la céder", a dit Jean-Jacques Mosconi, précisant que Total espérait conclure un accord "après l'été".

 

Le groupe pétrolier suisse Petroplus a annoncé en avril qu'il avait fait une proposition ferme à Total pour racheter la raffinerie de Lindsey.

 

Jean-Jacques Mosconi a estimé que le groupe était en bonne voie pour atteindre son objectif de réduction de capacités de production dans le raffinage de 500.000 barils par jour en Europe sur la période 2007-2011, notamment après la reconversion du site de Dunkerque (Nord).

 

Interrogé les éventuels projets d'acquisitions du groupe français, Jean-Jacques Mosconi a déclaré : "Nous restons concentrés sur des accords sur des actifs et pas sur des sociétés."

 

Total s'intéresse à des accords semblables à celui en cours avec la société Tullow en vue d'acquérir une part dans des champs en Ouganda, a-t-il ajouté.

 

Prié de dire si Total pourrait s'intéresser à des acquisitions dans le gaz de schiste aux Etats-Unis après son accord avec Chesapeake, il a fait savoir que le groupe n'était "pas encore prêt pour de nouvelles acquisitions" mais a souligné qu'il étudiait la possibilité de prendre des permis dans ce domaine en Europe, notamment au Danemark ou en Pologne.

 

Evoquant les perspectives d'évolution des prix du pétrole, Jean-Jacques Mosconi a estimé que le cours du baril de brut devrait évoluer dans une fourchette de 70 à 85 dollars d'ici à la fin de l'année.

 

Il a en outre déclaré que la bulle gazière, qui entraîne notamment une baisse des prix aux Etats-Unis, devrait disparaître autour de 2014.

 

Muriel Boselli, Marie Maitre et Benjamin Mallet, édité par Matthias Blamont


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