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Total affiche un bénéfice en recul de 44% mais maintient ses investissements

Le 12 février 2010 par Rédaction L'Usine Nouvelle
* Mots clés :  Total, Les Bilans 2009

Le groupe pétrolier a engrangé l’an dernier 7,8 milliards d’euros de bénéfices contre 13,9 milliards en 2008. La conséquence d’un triple effet : un recul de la consommation pétrolière, l’existence d’une bulle gazière et des surcapacités de raffinage en Europe.

Le PDG de Total, Christophe de Margerie, s’est employé à  atténuer les conséquences d’un bénéfice en net recul. Présentant les résultats du groupe pétrolier, jeudi matin, Christophe de Margerie a rappelé Total est passé par des hauts et des bas, et que l’important est de continuer à mener une politique sur le long terme, de savoir s’adapter, pas uniquement pour faire du profit mais aussi pour assurer la pérennité des activités du groupe. Une élégante manière de ne pas aborder les sujets qui fâchent : AZF, Erika et autres…

Sur l’année 2009, les trois secteurs du groupe affichent un recul net de leur résultat opérationnel : -44% dans le secteur amont (extraction et production), -65% dans l’aval  (raffinage) et -61% pour la chimie. Le secteur aval, le plus touché, affiche même un recul de 93% au quatrième trimestre en regard de la même période en 2008.

En 2009, Total a mis en production 5 projets majeurs dans le pétrole et en GNL (gaz naturel liquéfié). Dans le GNL, Total s’est hissé à la deuxième place mondiale. Le groupe affiche un taux de renouvellement satisfaisant de 103% de ses réserves, notamment grâce aux huiles lourdes découvertes aux Etats-Unis.

Le groupe a également mis un pied dans le domaine des gaz non conventionnels aux Etats-Unis, en s’associant avec Chesapeake Energy Corporation au Texas. Toutefois, selon Total, il est trop tôt pour dire si ces gaz changeront le paysage énergétique pour le siècle à venir. Le groupe est plus réservé sur les potentiels en Europe, où l’acceptation des populations ne sera pas la même que dans le désert texan. 

Dans le secteur aval, Total est confronté à une baisse de la consommation dans les pays occidentaux, et à une croissance dans les pays orientaux. Le groupe confirme son besoin de réorganiser son raffinage et sa logistique, en réduisant de 500 000 barils/ jour sa production, soit 20% de sa capacité de raffinage. « Mais nous ne quittons pas le raffinage. Nous continuerons à investir dans notre outil sur le long terme », a précisé le patron du groupe.

Revenant sur l’échec d’Abou Dhabi, où le consortium Areva/GDF Suez/Total/EDF a perdu une commande de 20 milliards de dollars face au coréen Kepco, « le groupe regrette de ne pas avoir pu démarrer cette activité dans un projet aussi prestigieux ». Toutefois, le pétrolier n’abandonne pas ses ambitions dans le nucléaire et continue ses discussions avec EDF pour être davantage associé à l’exploitation du futur EPR de Penly (Manche), dans lequel il est associé à hauteur de 8%.

Pour l’année 2010, Total entend investir 18 milliards d’euros, en particulier dans ses activités amont.

Ludovic Dupin

 

Chiffre d’affaires 2009 : 131,32 milliards d’euros (contre 179,976 milliards en 2008)
Résultats nets 2009 : 7,8 milliards d’euros (13,9 milliards en 2008)
Rentabilité des secteurs : 13,4% (27,9% en 2008)

 


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