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Après le pétrole à bas prix, le pétrole à bas coût

Le 22 janvier 2015
* Mots clés :  Pétrole
Pétrole
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Confrontés à la chute des prix du baril, pétroliers et parapétroliers doivent réduire leurs charges, assainir le secteur et innover pour faire face à la nouvelle donne : l'exigence de produire un pétrole low-cost.

 

Moins de 50 dollars le baril, moins de 40, moins de 30 ? Chacun y va de sa prévision sur le cours du pétrole. La chute amorcée en juillet se confirme, depuis que l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), réunie le 27 novembre à Vienne, a refusé de réduire sa production. Ce choix de laisser le marché corriger le niveau de l’offre est délibéré de la part de pétromonarchies – l’Arabie saoudite en tête, mais aussi le Koweït et les Émirats arabes unis – désireuses de calmer la fièvre des hydrocarbures non conventionnels en Amérique du Nord et des grands projets russes. Comme en témoigne le ministre émirati de l’Énergie, Suhaïl Mazroui : « Nous avons connu une surproduction venant essentiellement du pétrole de schiste, et cela doit être corrigé. » Un grand patron français tempère : « Les Saoudiens savaient très bien ce qu’ils faisaient, mais je ne serais pas surpris qu’eux-mêmes soient dépassés par la vitesse et l’ampleur du phénomène. »

 

En réalité, le cartel pétrolier – qui rassemble douze des principaux pays exportateurs, à l’exception notable de géants comme la Russie, le Canada, le Brésil, la Chine et, surtout, les États-Unis – sait que le contrôle des prix de l’or noir est en train de changer de mains. De fait, l’Opep n’assure plus qu’un tiers de la production et, en 2014, la Russie, l’Irak et les États-Unis ont produit à des niveaux records. Résultat : trop de pétrole arrive sur le marché au moment où la croissance de la demande ralentit. Les coupes dans la production qu’aurait pu décider l’Opep – 500 000, voire 1 million de barils par jour (Mbj) – ne compenseraient pas un surplus évalué à 1,8 Mbj !

 


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