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L’Opep maintient sa production

Le 14 décembre 2011 par Daniel Krajka
* Mots clés :  Pétrole


En maintenant sa production à 30 mb/j, les pays du cartel vont permettre une remontée des réserves et une stabilisation du cours du brent.

Réunis à Vienne pour la 160e fois, les ministres du Pétrole des pays de l’Opep ont, sans grande surprise, décidé de maintenir leur production au niveau actuel, soit 30 millions de barils/jour (mb/j), vient d’annoncer le cartel dans un communiqué. Aucune décision n’a cependant été prise au niveau de la production de chaque pays. Ce niveau de production inclut la production des 12 pays membres, dont la Libye. Le maintien de l’offre au niveau actuel, le plus élevé depuis trois ans – hors Irak, la production est de 28,6 mb/j, soit 3,7 mb/j au-dessus des quotas –, représente une victoire pour l’Arabie Saoudite, soucieuse de maintenir les cours du brut à un niveau compatible avec une reprise de la croissance de l’économie mondiale.

Il y a 6 mois, les Saoudiens n’avaient pu obtenir des autres pays membres une augmentation des quotas pour faire refluer les prix. Ce qui ne les avait pas empêché de pousser leur production jusqu’à 10 mb/j afin de maintenir le prix du brent à proximité des 100 dollars. De 127 dollars en avril la cotation rapprochée du baril est aujourd’hui revenue vers les 107 dollars. Restera pour le cartel à réduire leur offre globale pour compenser le retour du brut libyen, déjà remonté à 1 mb/j. « Si les Saoudiens veulent protéger le niveau actuel des prix et maintenir des capacités non utilisées disponibles, ils devront réduire leur production », estime Amrita Sen de Barclays Capital.

« L’augmentation de la production libyenne n’implique pas une baisse de la production saoudienne », a toutefois noté Ali al-Naimi, le ministre saoudien du Pétrole. « Nous ne réagissons pas à cela, nous réagissons aux demande du marché », a-t-il souligné. Une position partagée par son homologue libyen, qui juge que la demande est largement suffisante pour absorber son pétrole. Pour Fatih Birol, l’économiste de l’AIE, « l’Arabie Saoudite agit en banquier central du marché du pétrole, et la décision d’amener plus de brut sur les marchés est une bonne décision ».

Selon les calculs du secrétariat de l’Opep, une moyenne de 30 mb/j devrait répondre à la demande du premier semestre 2012 et ajouter 0,65 mb/j aux réserves mondiales. Ce qui, selon l’administration américaine (EIA) ferait grimper les stocks des pays de l’OCDE de 56 à 60 jours d’utilisation, d’ici à mi-2012. Les stocks des pays industrialisés étaient tombés à un niveau inférieur de 55 millions de barils à la moyenne des 5 années précédentes.

 


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