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Areva/Vinci : enlèvements au Niger sur fonds d’exploitation d’uranium

Le 17 septembre 2010 par Daniel Krajka
* Mots clés :  Afrique


Le Niger est devenu un pays producteur d’uranium secondaire, il demeure toutefois indispensable pour Areva.

Une fois de plus les mines d’uranium du Niger font la une de l’actualité. L’enlèvement d’un salarié d’Areva, de sa femme et de cinq salariés de Satom, la filiale BTP Afrique de Vinci, rappelle les difficultés auxquelles se heurtent les exploitations minières de la région.

 

La production du Niger, qui représentait près de 10 % de l’offre mondiale à la fin des années 1990, n’allaient que peu augmenter au cours de la décennie suivante. En 2009, la production du Niger, 3 243 tonnes d’uranium, ne dépasse pas les 6,6 % d’une production globale grimpée à 50 772 tonnes.

 

Le Niger qui, en 1999, était au troisième rang mondial, n’occupe plus que la sixième place, loin derrière le nouveau numéro  1, le Kazakhstan, qui a multiplié par dix sa production depuis 1999 pour produire 14 020 tonnes en 2009. Avec 274 000 tonnes d’uranium de ressources identifiées, le Niger contrôle 5 % des réserves mondiales. Dans le classement global, il arrive au huitième rang, à égalité avec la Namibie.

 

Carte du Niger : mines et sites d'exploration d'uranium

 

 

En 2009, Areva était le premier producteur mondial d’uranium, avec 17 % de l’offre totale, soit 8 623 tonnes, suivi du canadien Cameco, de l’anglo-australien Rio Tinto (16 % chacun) et du nouveau géant KazatomProm (15%). Outre ses deux mines au Niger – Arlit et Akouta –, le géant français de l’atome dispose d’une participation de 51% dans la mine de Tortkuduk (2 272 tonnes en 2009) au Kazakhstan, exploitée par un joint-venture avec KazatomProm. Areva est également présent au Canada depuis longtemps. Il détient des participations minoritaires dans des mines majeures – McArthur River et Cigar Lake, qui n’est pas encore en activité – en partenariat avec Cameco et est opérateur de McClean Lake.  

 

Selon Areva, les mines qu’il contrôle contiennent 208 645 tonnes de réserves suffisantes pour répondre à ses besoins, sans nouvelle prospection pendant vingt ans. La société a toutefois investi en 2009 quelque 55 millions d’euros dans la recherche de nouveaux gisements, soulignant qu’il faut dix à quinze ans pour mettre un gisement découvert en activité. Berceau historique de son extraction d’uranium, le Niger est encore le premier pays pour l’extraction minière d’Areva dont il a assuré l’an dernier 38% des besoins. Si la part du Kazakhstan est en augmentation rapide et si la mise en activité de Cigar Lake amènera d’importantes quantités additionnelles d’oxyde d’uranium, Areva continue de miser sur le Niger. Il compte investir 1,2 milliard d’euros dans le gisement d’Imouraren pour en faire la plus importante mine d’uranium d’Afrique.

 

Daniel Krajka

 

 

 


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