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Relance de la production malaisienne de caoutchouc

Le 15 octobre 2009 par Pascal Coesnon


La hausse des cours de la gomme devrait inciter la péninsule à développer son industrie.

 

La Malaisie, troisième producteur mondial de caoutchouc, espère doubler sa production à 1,5 million de tonnes d’ici à 2020, indique le Malaysian Rubber Board (MRB). « Le gouvernement a pris et continuera de prendre des mesures pour améliorer la productivité des arbres et de la terre », se félicite l’organisme. Aujourd’hui, un hectare donne en moyenne 1,4 tonne de gomme. Le gouvernement espère porter le rendement à 1,8 million de tonnes d’ici trois à cinq ans, au même niveau que la Thaïlande, le premier producteur mondial, en utilisant des variétés d’arbres à haut rendement. D’autre part, les surfaces consacrées à la production de caoutchouc devraient être portées de 61 000 à 120 000 hectares dans le même laps de temps, indique un porte-parole du gouvernement. Selon le MRB, plusieurs plantations de palmiers à huile, incitées par la hausse des cours du caoutchouc, pourraient également augmenter leurs surfaces consacrées à la culture de l’hévéa. Sur le Tokyo Commodity Exchange, le kilogramme de caoutchouc est passé d’un plus bas de 97 yens en décembre 2008 à plus de 200 yens aujourd’hui. Cependant, certains planteurs et des traders se montrent très sceptiques sur l’objectif gouvernemental. Cette année, 2 hectares plantés en hévéas rapportent en moyenne de 6 000 à 8 000 ringgit (1 760-2 350 dollars), contre 40 000 ringgit pour la même surface consacrée aux palmiers à huile. La Malaisie est également le deuxième producteur mondial d’huile de palme.

 

Afin de financer son programme et de limiter ses achats à l’étranger, le gouvernement malaisien a imposé la semaine dernière une taxe de 0,04 ringgit par kilogramme de caoutchouc importé. D’ordinaire, la péninsule importe environ 500 000 tonnes de gomme par an pour satisfaire son industrie du gant en latex, la première au monde avec 65 % de parts de marché. « Les importations augmentent encore et encore. Elles pourraient même atteindre bientôt 700 000 tonnes », anticipe un trader.


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