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Riz japonais : peu d’incidence pour les marchés

Le 16 mars 2011 par Pascal Coesnon
* Mots clés :  Asie


Le Pays du Soleil levant, qui produit plus de riz qu’il n’en consomme, ne devrait pas manquer de son aliment de base.

 

Les conséquences du tremblement de terre et du tsunami sur la production nippone de riz resteront limitées, subodore Nobuyuki Chino, le président du trader Unipac Grain basé à Tokyo. Les quatre préfectures touchées par la catastrophe – Aomori, Iwate, Miyagi et Fukishima – comptent pour 17 à 18 % de la production nationale de paddy estimée à près de 11 millions de tonnes (Mt), soit 8,5 Mt équivalent blanchi. « C’est difficile de quantifier les pertes, mais plusieurs moulins, dont un très important à Sendai [la capitale de Miyagi], sont endommagés. » Toutefois, les transformateurs, dont les moulins n’ont pas été affectés, devraient compenser les pertes de production enregistrées dans le nord du pays.

 

Le problème majeur reste les difficultés d’approvisionnement liées à la destruction de voies de communication, s’accordent plusieurs analystes. Les réserves d’Etat s’élèveraient à 1,86 Mt, dont 47 % de riz importé. Le Japon importe chaque année autour de 700 000 tonnes de la céréale en vertu d’accords de commerce international. Mais le gouvernement met rarement en vente ce riz afin de ne pas faire chuter les revenus des planteurs locaux, dont les coûts de production sont élevés. Les prix de vente sont décidés lors d’accords mensuels ou trimestriels entre les coopératives agricoles et les grossistes.

 

Le riz d’importation est généralement vendu pour les besoins alimentaires du bétail… et pour faire de la place à de nouvelles importations. En 2008, lors des émeutes de la faim, le gouvernement avait revendu celui-ci sur les marchés extérieurs   pour faire une plus-value. Les administrations locales peuvent également utiliser ces stocks en cas d’urgence et pour des besoins immédiats, explique Koname Gokon, le vice-directeur général du broker Okato Shoji.

 

Les prix des riz locaux n’ont toutefois pas bougé depuis la catastrophe. Les dix kilogrammes de qualités Niigata Koshihikari et Akita Komachi s’échangent à respectivement 4 500 (40 euros) et 3 800 yen (33,8 euros), à des prix identiques avant le 11 mars. Peu d’influence également sur le marché mondial, pas suffisamment pour redresser les prix internationaux en berne suite à d’excellentes récoltes de la Thaïlande et du Vietnam, les deux principaux exportateurs mondiaux. Le prix de référence du riz thaïlandais à 5 % de brisures a perdu 25 dollars par tonne en une semaine, pour s’échanger sous les 500 dollars pour la première fois cette année.



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