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Les importations alimentaires japonaises resteront stables

Le 23 mars 2011 par Pascal Coesnon
* Mots clés :  Asie, Pêche


Déjà grand importateur, le Japon n’aura pas besoin d’augmenter ses importations pour satisfaire les besoins alimentaires de ses habitants ni ceux du bétail.

 

Le Japon est le principal importateur mondial de maïs et de viande de porc, le troisième de soja et le quatrième de blé. Les importations représentent 90 % de ses besoins de blé et de soja, 100 % de son maïs et près de 50 % de ses besoins carnés. Le Pays du Soleil levant est autosuffisant en riz, mais, en vertu d’accords de commerce internationaux, il se doit d’acheter 700 000 tonnes de la céréale chaque année. Les stocks nationaux représentent aujourd’hui 3 mois de consommation pour le riz, 2,5 mois pour le blé, 22 jours pour le maïs et 7 jours pour le soja.

 

Avec un cheptel estimé à 4,28 millions de bovins et 9,8 millions de porcins, les importations de viandes de bœufs et de porcs devraient se stabiliser à 722 000 et 1,21 million de tonnes, pour une consommation de respectivement 1,23 million et 2,5 millions de tonnes, estime l’US Department of Agriculture. « La production animale n’a pas été touchée » par le tremblement de terre et le tsunami, « il faut donc acheter du maïs pour nourrir le bétail », indique Bruce Babcock, le directeur du Food and Agriculture Policy Research Institute. Selon l’US Grain Council (USGC), les importations devraient atteindre près de 16 millions de tonnes en 2009-2010, soit l’équivalent de la campagne précédente. De même 4,96 millions de tonnes de blé meunier ont été importées lors de la campagne qui se termine le 31 mars. Les embarquements vers le Japon continuent en dépit des destructions, note l’USGC, « nous n’avons entendu parler d’aucune annulation ».

 

Près de 20 % des unités de production animale seraient endommagées. « Il pourrait falloir six mois avant que celles-ci reprennent leurs activité », indique Nobuyuki Chino, le président du trader Unipac Grain, basé à Tokyo. Toutefois, plusieurs unités, dans des zones non touchées, peuvent prendre le relais en augmentant leur productivité, note Chino. « Le tremblement de terre n’a pas causé de dommages majeurs aux minoteries », indique de son côté Shirara Shiokawa, le directeur du commerce japonais des céréales du ministère de l’Agriculture, des Forêts et de la Pêche. Après une semaine d’arrêt pour réparation, « la production de farine est revenue à la normale », se réjouit Charlie Utsunomiya, le directeur Japon de l’US Wheat Associates.

 

La production alimentaire japonaise est donc peu touchée par la succession de désastres. Celle-ci est principalement destinée à sa population, le pays n’exportant qu’une partie infime de sa production. En 2009, le Japon a importé pour 53,5 milliards de dollars de produits alimentaire, tandis que ses exportations s’élevaient à seulement 3,27 milliards, selon l’Organisation japonaise du commerce extérieur.



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