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Les catastrophes japonaises vont doper la demande d’acier

Le 15 mars 2011 par Daniel Krajka
* Mots clés :  Métaux ferreux


Les conséquences des catastrophes au Japon seront, dans un premier temps, négatives pour la production d’acier et la demande d’intrants. Puis la nécessaire reconstruction soutiendra la demande d’acier, favorisant les aciéristes asiatiques.

La production sidérurgique japonaise n’est pas restée indemne face aux tremblements de terre, au tsunami et à la catastrophe nucléaire qui ont frappé le Japon. Les pénuries d’énergie et les forts dommages subis par le réseau de transport ont, dans un premier temps, provoqué l’arrêt d’environ 20% des 110 millions de tonnes (Mt) de capacités de la sidérurgie japonaise. Mais les installations des grands sidérurgistes n’ont pas été touchées et pourraient redémarrer rapidement. Un seul site important, Kamaishi Works, appartenant à Nippon Steel, a été inondé par le raz-de-marée.

 

Situé dans le nord-est du Japon, l’aciérie électrique de 600 000 tonnes de capacité d’Utsunomiya, appartenant à Tokyo Steel, devra cependant subir un examen approfondi, mais pourra redémarrer dès le 20 mars. A condition cependant d’être approvisionnée et de recevoir l’électricité nécessaire. Les questions de l’énergie et de la logistique pourraient également retarder la remise en activité des aciéristes situés au nord de Tokyo. Spécialisés dans les plaques et les tuyaux, ils assurent une part importante des exportations japonaises d’acier, note Hu Yanping, un analyste d’Umetal.

 

La baisse attendue de la production sidérurgique au Japon va amplifier le recul des prix du minerai de fer ainsi que ceux du charbon métallurgique. La deuxième sidérurgie mondiale, derrière la Chine, représente 12,8% des importations globales de minerai de fer. « Nous attendons une réduction des importations japonaises de charbon à coke », a déclaré C.S. Verma, le président du sidérurgiste indien Sail. Chaque mois, les aciéristes japonais importent 9 à 10 Mt de charbon métallurgique. Déjà en baisse suite à une réduction des achats chinois, le prix du minerai devrait continuer son reflux, expliquent les mineurs indiens. Le prix de la tonne de minerai à 58% de teneur, incluant le transport et l’assurance, est déjà tombé en un mois de 168 à 140 dollars.

 

« Mais une fois que le pays commencera à reconstruire ses infrastructures, la demande va rebondir », souligne R.K. Sharma, le secrétaire général de l’industrie minière indienne. « Les structures traditionnelles des maisons japonaises construites en bord de mer devraient être remplacées par des immeubles construits en ciment et en acier, mieux armés pour faire face à un tsunami », a noté Malay Mukherjee, le directeur exécutif d’Essar Steel, un autre sidérurgiste indien. Les sidérurgistes coréens et chinois, devraient également profiter de la faiblesse momentanée de la sidérurgie japonaise.

 

 



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