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Le cacao rebondit sur fond de crise ivoirienne

Le 03 décembre 2010 par Pascal Coesnon
* Mots clés :  Afrique


La peur d’un retour des violences et l’incertitude politique en Terre d’Eburnie poussent les cours de la fève à la hausse.

 

Le 2 décembre, les cours du cacao échéance mars, le contrat le plus actif sur l’InterContinental Exchange, a clôturé à 2 868 dollars par tonne après avoir touché 2 920 dollars en séance. Il s’agit du plus important gain en clôture, 110 dollars, enregistré en une séance depuis le 16 décembre 2009. « Je pense que cette hausse des prix est vraiment en réaction à la situation que traverse la Côte d’Ivoire », le principal producteur mondial de fèves, indique Sudakshina Unnikrishnan, une analyste de Barclays Capital.

 

Avec une journée de retard, la Commission électorale indépendante (CEI) a annoncé hier, dans un climat tendu, la large victoire, 54,1% des voix, d’Alassane Dramane Ouatara à l’élection présidentielle qui l’opposait au président sortant Laurent Gbagbo. Le Conseil constitutionnel, présidé par Paul Yao N’dré, un proche de Gbagbo, a invalidé ensuite les résultats de la CEI : le délai passé, la CEI n'est « plus à même de décider quoi que ce soit ». Le Conseil constitutionnel, seul habilité à proclamer les résultats définitifs, dans un délai de sept jours, doit désormais statuer pour « donner les résultats définitifs du second tour » dans « les heures qui viennent », invective N’dré.

 

Dans un communiqué lu hier soir à la Radio télévision ivoirienne (RTI), l’armée a annoncé la fermeture de toutes les frontières de la Côte d`Ivoire. « Les frontières terrestres, aériennes et maritimes du pays sont fermées à toute circulation de personnes et de biens à compter de ce jeudi » à 20 heures « et ce jusqu'à nouvel ordre », a déclaré le porte-parole de l’armée, Babri Gohourou. Si, officiellement, les raisons sont d’ordre sécuritaires afin d’éviter de nouvelles violences entre les deux camps, un coup de force ne serait pas vu d’un mauvais œil par certains « faucons » du camp Gbagbo. Dans la foulée, les radios et les télévisions étrangères allaient être suspendues « dans un soucis de sérénité ».

 

La fermeture des frontières devrait amener la suspension des exportations de cacao aux ports d’Abidjan et de San Pedro, met en garde Luis Rangel, le vice-président du broker Icap Futures, qui n’en prévoit aucune cette semaine. « Un retour de la guerre civile ou d’un conflit proche des deux ports devrait entraver les exportations sur le marché mondial », renchérit Luke Chandler, un analyste senior à Rabobank. Toutefois, relativise Kona Haque, une analyste de Maquarie, « même lors des pires violences de la guerre civile, la chaîne d’approvisionnement n’avait pas été interrompue ». Il faut noter qu’à cette époque, le cacao avait permis de financer l’effort de guerre du clan présidentiel.

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