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L’hiver de l'uranium

Le 18 mars 2011 par Daniel Krajka


Les marchés ont sévèrement corrigé les prix de l’uranium et les actions des sociétés du secteur suite à la catastrophe japonaise.

Les catastrophes japonaises ont provoqué une importante chute du prix spot de l’uranium, amplifiée par l’annonce d’un gel provisoire du programme nucléaire chinois. Le prix de la livre d’U 3O 8 a reculé de plus de 10% en une semaine, pour retomber à 60 dollars le 14 mars, indique le consultant UcX. L’autre source de référence, le consultant Trade Tech, annonçait le lendemain un prix de 55 dollars. Le prix de l’uranium pourrait bien retomber vers les 40 dollars par livre, le niveau de prix où il se trouvait l’été dernier avant de rebondir jusqu’à 73 dollars en février 2011. Le petit marché spot de l’uranium – environ 2,5 milliards de dollars par an – a vu son activité multiplié par cinq, depuis l’accident.

 

La chute des prix de l’uranium s’est bien sur répercutée sur les cours des entreprises minières du secteur. L’action du canadien Cameco, la plus importante société spécialisée, s’est repliée de 36% depuis son plus haut de l’année en février, perdant 23% de sa valeur depuis l’annonce de la catastrophe. Un autre canadien, Uranium One, a chuté dans le même temps de 43%. En Australie, ERA, la filiale uranium de Rio Tinto, un acteur majeur de l’uranium, avait perdu plus de 30% de sa valeur le 17 mars, avant de se reprendre le lendemain.

 

Plusieurs opérations de fusion-acquisition sont même remises en cause. Uranium One, qui s’était associé à ARMZ, la filiale du champion russe du nucléaire Rosatom, pour racheter le mineur australien Mantra, remet en cause les termes de l’accord. Le prix de 1,2 milliard de dollars, sur lesquels ils étaient tombés d’accord pour réaliser l’acquisition, est désormais jugé trop élevé dans les circonstances présentes. Le rachat d’une autre société cotée à Londres, Kalahari, est également remis en question par l’électricien chinois China Guangdong Nuclear Power Holding Corporation. La cible a déjà perdu un tiers de sa valeur depuis l’annonce du tremblement de terre.

 

 



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